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La souris qui vibre

Quatre cannes blanches.

Vendredi 15 décembre 2017 à 18:24:55 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'une machine unimanuelle à écrire le Braille.
Principalement utilisée pour la re-transcription braille. Pendant qu'une main procède à la lecture, de l'autre, il est possible d'écrire. La Perkins Brailler a été inventée par un Américain Frank H. Hall à la fin du XIXe siècle. Un clavier de 9 touches permet de reproduire les 64 symboles braille et d'effectuer toutes les tâches requises pour l'écriture. De construction robuste, elle n'a à peu près pas connu de transformation majeure et elle est toujours en usage malgré l'avènement des systèmes informatisés.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / La souris qui vibre

(Texte tiré des archives de la liste NetCécité).

Référence : réaction à l'article La souris qui vibre paru dans Branchez-vous diffusé sur la liste.

Moins perfectionné, le concept a déjà été adapté aux manettes et poignées des consoles de jeux vidéo. Ainsi et en fonction du jeu pratiqué, le joueur lorsqu'il sort de la piste, percute un obstacle, reçoit un coup, frappe la balle etc... ressent dans les mains une secousse ou une vibration destinée à renforcer le réalisme des effets sonores et visuels résultants de l'action réalisée ou de l'événement qui s'est produit. Les variations de durée, d'amplitude et de fréquence de cette vibration fournissent au joueur des informations principalement quantitatives et après tout, ça n'est pas si mal.

Si l'on fait abstraction de deux points essentiels à savoir le fait que le déclenchement de la vibration est inscrit dans le code du jeu d'une part, que cette dimension est utilisée uniquement en qualité d'élément d'ambiance d'autre part, la transposition ou l'application à la souris d'un tel système et tout particulièrement celui annoncé par Logitech, est effectivement de nature à nous faire nous interroger sur le parti que nous pourrions en tirer.

Ma cécité, relativement récente, étant accidentelle, mon premier réflexe a été de me demander si cette technologie me permettrait d'utiliser la souris comme par le passé. Or la vocation initiale ou tout du moins le principal intérêt de ce périphérique réside dans le fait qu'il s'agit d'un système de pointage permettant un accès direct à tous les composants visibles c'est-à-dire présents à l'écran qu'ils aient ou non le focus. Par conséquent, la décision de pointer sur un élément lambda, nécessite que plusieurs conditions soient réunies. Il faut que l'élément soit visible, avoir déterminé sa position relative à l'écran, déterminé la position initiale du pointeur, évalué la distance approximative à lui faire parcourir et surtout la direction dans laquelle le déplacer pour qu'il atteigne la cible, avant d'imprimer le mouvement correspondant à la souris. Ajoutant à cela qu'en fonction de l'orientation initiale de celle-ci, la correction de la trajectoire du pointeur ne peut être obtenue que par le contrôle visuel et compte-tenu de cette information, une modification du mouvement de la main, Je suis parvenu à la conclusion que mon objectif était trop ambitieux et surtout sans relation directe avec le système suggéré.

Pourtant ... dans la mesure où ce dernier est susceptible de restituer des informations concernant jusqu'à la texture des différents objets rencontrés ou explorés, c'est-à-dire des informations d'environnement, j'ai pensé parce que je ne suis pas têtu qu'il me serait peut-être possible d'atteindre la cible évoquée tout à l'heure à l'issue d'une succession de déplacements. Bien sûr, chacun d'entre eux, telle une étape, étant sanctionné par l'annonce, quelle qu'en soit à priori la nature, de la destination intermédiaire atteinte. Imaginons un instant que les vibrations transmises à la souris me permettent de distinguer les différents composants d'une fenêtre applicative et par conséquent les bordures, la barre de titre, la barre d'outils, le cas échéant un ascenseur vertical, les différents éléments, items et icônes composant le corps de la fenêtre, etc... je serais alors en mesure comme tu l'as pressenti, d'explorer l'interface graphique de l'application telle qu'elle se présente réellement à l'écran puis de m'en faire une représentation mentale. Une fois mes points de repères acquis et pour peu que leur disposition ne change pas, je serais tout à fait capable à partir d'une position identifiée ou non de retrouver par exemple le coin inférieur droit de la fenêtre, l'élément situé le plus dans l'angle, de là, aller chercher le plus proche en direction de midi et atteindre enfin à 11 heures l'objectif visé. CQFD !

Pour que le système soit encore plus performant, il faudrait afin de compenser tout risque de dérive du mouvement de la main, disposer d'un mode de déplacement assisté qui contraindrait le pointeur, comme par attraction, à passer sur les différents éléments situés en bordure de la trajectoire correspondant au mouvement imprimé à la souris. Mais là, je n'ai aucune difficulté à imaginer qu'un tel dispositif se situe largement en dehors du champ d'application du projet de Logitech.

Enfin et s'il fallait pousser encore plus loin le principe d'interactivité, le nec plus ultra serait que le gestionnaire de la souris soit capable de communiquer avec mon logiciel d'accessibilité ou lecteur d'écran. En effet, en qualité d'utilisateur de JFW, en activant le curseur Jaws et en utilisant les flèches de direction en combinaison ou non avec la touche Insert, je suis capable de déplacer le pointeur de la souris entre les différents éléments qui composent la fenêtre applicative courante. À l'issue de chaque déplacement l'information relative à l'item atteint est automatiquement restituée soit par le biais de la synthèse vocale soit par celui de la plage tactile de sorte qu'il m'est possible d'actionner le bouton gauche de la souris comme je le ferais avec la touche "/" du pavé numérique affectée à ce rôle. L'inverse n'est malheureusement pas vrai et même si le curseur Jaws actif continue de suivre le pointeur au gré des déplacements provoqués par les mouvements de la souris, aucune information n'est restituée spontanément. Cette fonctionnalité, si elle existait, pourrait compléter avantageusement les possibilités évoquées dans les hypothèses développées ou élaborées ci-avant.

La limite à ce système est celle que nous connaissons déjà aujourd'hui, référence faite à Jaws et tout particulièrement aux applications qui se sont affranchies des API de Windows et pour qui par exemple, les différents boutons et icônes ne sont plus que des dessins faisant partie intégrante de la trame de fond : plus de control-id permettant de les différencier, aucun sous-type permettant de les qualifier, une classe unique pour tout ce qui est affiché et surtout jamais aucun focus pour les isoler ... à moins que la souris qui vibre ne soit capable de distinguer les contrastes et de délimiter des silhouettes, des formes, des objets dans le but de nous les signaler.

Pour conclure et en tout état de cause, je me garde bien de ne pas rejeter tout ce qui est susceptible d'apporter une amélioration à la façon dont nous appréhendons l'environnement dans lequel nous travaillons et à commencer par ce système qui pourrait se révéler d'une grande utilité ne serait-ce que pour explorer et découvrir et classifier les composants d'une nouvelle application.

Ah si, une dernière chose ! Je suis beaucoup moins optimiste en ce qui concerne le tarif annoncé. Pour je ne sais quelle raison, je suis tenté de croire que toutes les innovations technologiques provenant d'outre-atlantique voyagent à l'unité et occupent individuellement une place entière en classe économique. C'est également un élément entrant dans la composition du coût de distribution qu'il ne faut pas négliger.

À bientôt,
François


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

Louis Braille naquit le 4 janvier 1809 à Coupvray, petit village agricole de la banlieue Est de Paris. Il mourut à Paris, à l'âge de 43 ans, le 6 janvier 1852. C'est vers 1825 qu'il mit au point l'alphabeth qui, déshormais, porte son nom. Aujourd'hui encore, il est utilisé comme système de lecture et d'écriture par les aveugles du monde entier.

TyphloPensée

« L'amour est aveugle. L'amitié ferme les yeux. »

Otto von Bismarck

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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