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Pour une technologie branchée sur la diversité

Quatre cannes blanches.

Lundi 11 décembre 2017 à 08:18:35 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'une carte géographique en relief.
Partie d'une carte de l'Amérique du Sud réalisée sur du papier ThermoForm. Sous l'effet de la chaleur une feuille plastifiée prend le relief de la matrice.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / Pour une technologie branchée sur la diversité

Les 2 et 3 octobre derniers, le CAMO (Comité de l'adaptation de la main-d'oeuvre) tenait un colloque sur les NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et des Communications) pour l'intégration sociale et professionnelle des personnes handicapées. Cette activité s'est déroulée dans un hôtel de Laval, en banlieue de Montréal. Il a regroupé plus de 160 participants et conférenciers provenant de divers groupes, qu'il s'agisse de chercheurs, concepteurs, associations de personnes handicapées, établissements de services ou de réadaptation, des consommateurs, des représentants d'organismes gouvernementaux, syndicats, etc.

La conférence principale d'ouverture du colloque du lundi 2 octobre, a été présentée par le professeur Joseph P. Lane et intitulée : "Opportunities for Collaboration in Technology and Disability" (Occasions de collaboration dans les domaines de la technologie et des personnes handicapées) a captivé notre attention durant une bonne heure et demie.

Joseph P. Lane est directeur du Center for Assistive Technology, à l'Université de New York à Buffalo; il s'agit d'une entité multidisciplinaire responsable de programmes de recherche, d'éducation et de services. Il est également directeur du Rehabilitation Engineering Research Center on Technology Transfer, commandité par le National Institute on Disability and Rehabilitation Research, du ministère de l'Éducation des États-Unis.

Monsieur Lane est titulaire d'une maîtrise en administration des affaires publiques de l'Université de Californie (Irvine). Il est cofondateur et rédacteur en chef de la revue approuvée par des collègues "Technology & Disability", de 1990 à 2000, actuellement publiée par IOS Press. Il est l'auteur de deux traités, "Assistive Technology for Persons with Disabilities (2nd Edition)" publié par l'American Occupational Therapy Association (AOTA), et "Managing Information Systems" publié par Jossey-Bass.

Monsieur Lane a reçu le Prix du Gouverneur de l'État de New York en 1991, le Bestseller's Award de l'AOTa en 1995 et le Chancellor's Award for Excellence de l'Université de New York en 1996.

 

Le transfert technologique, tel que pratiqué au Rehabilitation Engineering Research Center on Technology Transfer, comporte deux volets. Dans un premier temps, le Centre cherche à diffuser l'expertise acquise par les laboratoires de recherche du gouvernement américain et par les entreprises de technologie avancée auprès des fabricants de technologie adaptée. Dans un deuxième temps, il travaille à élaborer des solutions pour la mise en marché de produits de technologie adaptée. Le Centre compte également un programme de recherche et d'évaluation. Le financement du National Institute on Disability Rehabilitation Research du département d'éducation lui permet de collaborer avec leCenter for Assistive Technology, AZtech, l'Independent Living Center of Western New York et le Research Triangle Institute. Il est situé au Center for Assistive Technology de l'Université de Buffalo. Les travaux qui y sont réalisés touchent à l'ensemble des technologies adaptées.

Selon M. Lane, les concepteurs et fabriquants de matériels des nouvelles technologies ont tout intérêt à prendre en compte les besoins des personnes handicapées dans le développement et la mise en marché de nouveaux produits. La population étant de plus en plus vieillissante, les baby-boomers d'hier seront les clients de demain, ceci constituant un bassin important de consommateurs. Il appuie ces dires en spécifiant que ces derniers, étant très majoritairement scolarisés, donc, en principe, plus fortunés, pourront acquérir le matériel répondant à leur besoin d'autonomie fonctionnelle. Encore là, vu l'importance de la masse, les fabriquants pourront produire à coût moindre, le matériel nécessaire d'où un accroissement de leur profit. Selon lui, tous les acteurs, du début à la fin de la chaîne de production et de distribution, trouveront leur avantage. Le meilleur des mondes, quoi. Bien entendu, il nous a exposé sa théorie à l'aide d'exemples. Réaliste? Utopique? pour l'instant je ne sais trop. Personnellement j'ai besoin de prendre du recul. Il me faudra relire son exposé.

Par la suite, les participants ont pu assister à deux ateliers parmi un choix de onze. Au total, une quarantaine de conférenciers, provenant du Canada, des États-Unis, de la Belgique, regroupés en panels selon leur champ d'intervention, ont fait des présentations sur les nombreux aspects reliés aux impacts des NTIC sur l'intégration des personnes handicapées. NTIC veut dire, les nouvelles technologies de l'information et des communications.

 

Les thèmes des ateliers étaient :

  • Enjeux et perspectives
  • Regard sur les programmes d'aide technique
  • Questions de recherche
  • La place des usagers
  • Les technologies dans l'environnement de travail
  • Les possibilités de coopération internationale en recherche
  • Le rôle des gouvernements
  • Les technologies dans le monde de l'éducation
  • Le processus de développement de produits adaptés
  • Des outils technologiques en guise d'auxiliaires
  • La conception de sites Web accessibles

La deuxième journée a débuté avec un Forum lors duquel des représentants des principaux milieux concernés ont échangé entre eux et avec les participants de la salle. Les pistes de réflexions et les enjeux dégagés la veille ont, par la suite, été débattus à l'intérieur de huit ateliers de discussion pour se terminer en après-midi par une plénière où les participants ont tenté de dégager des pistes d'action pour l'après colloque.

Les grands axes qui ressortent des différentes discussions et débats de ces deux jours, riches en contenu, sont les suivants :

  • Volonté de création d'une ressource qui devra regrouper tout ce qui se fait comme recherche et développement dans le domaine des nouvelles technologies.
  • Création prochaine d'un lieu virtuel d'échanges pour les gens intéressés par ces questions.
  • Création d'un programme de formation continue aux nouvelles technologies pour les usagers et les formateurs.
  • Création d'un partenariat chercheur, concepteur, fabricant, utilisateur.
  • Doter le Canada d'une loi semblable à l' American Disabilities Acte.
  • Établissement de normes pour la réalisation de produits informatiques accessibles pour tous (logiciels CD-Rom, etc.).
  • Établissement du concept "Design universel" dans la conception et la production de produit.
  • Développer une stratégie pour accroître l'accessibilité du Web.

Je pense avoir fait un tour rapide sur ces deux jours. Toutefois, si vous voulez en savoir plus sur l'ensemble de ce colloque, les actes et une synthèse de ce dernier doivent être disponibles sur le site du CAMO. On peut également se procurer les transcriptions des différentes conférences auprès du CAMO.

Émile Ouellet - octobre 2000.


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

En ce 11 décembre de l'an de grâce 2004. France une première : une personne handicapée visuelle obtient le brevet national de moniteur des premiers secours. (BNMPS).

Saviez-vous que :

En 970 avant Jésus-Christ, l'université Al-Ashar en Égypte a développé un programme d'étude pour les aveugles.

TyphloPensée

« Si l'amour est aveugle, pourquoi les femmes aiment-elles s'acheter de la lingerie fine ? »

Jean-Loup Chiflet (Extrait de Réflexions faites... et autres libres pensées)

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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