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ACCÈS À L'INFORMATION
POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES
INCAPABLES DE LIRE LES IMPRIMÉS

Quatre cannes blanches.

Mercredi 13 décembre 2017 à 06:16:35 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'une planche de jeu braille.
La Planche de jeux Braille un outil unique de pédagogie et de loisirs! Cette Planche de jeux Braille permet à son utilisateur de réaliser n'importe lequel des jeux de mots et de chiffres qui existent sur le marché!





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / ACCÈS À L'INFORMATION POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES INCAPABLES DE LIRE LES IMPRIMÉS

Présentation au Groupe de Travail
Monique Beaudoin
Ottawa
25 septembre 2000

NOTE La version imprimée de ce document est disponible sur demande. Veuillez contacter :

Monique Beaudoin
Téléphone (819) 771-3317
Courriel monique.beaudoin@sympatico.ca

INTRODUCTION

L'accès à l'information ne constitue pas un nouveau sujet en soi, même s'il demeure inconnu pour la majorité des Canadiens. Depuis plus de vingt ans, des individus et des groupes représentant des personnes handicapées informent les gouvernements, le secteur privé et le public de la nécessité de produire des documents en médias substituts.

Plusieurs études et projets ont été réalisés. Les conclusions arrivent aux mêmes résultats : Il existe très peu d'informations disponibles en médias substituts. Le Groupe de travail de la Bibliothèque nationale du Canada pourra-t-il mieux se faire entendre auprès des décideurs et de leurs partenaires pour adopter des dispositions concrètes menant à l'accès à l'information?

Dans cet exposé, je traiterai de plusieurs sujets, tous importants et d'actualité:

  • Outils de travail
  • Médias substituts et technologies
  • Transcription braille
  • Diffusion de l'information
  • Médias et information
  • Partenariat et responsabilités
  • Groupe permanent.

OUTILS DE TRAVAIL

Je suis parmi les membre du groupe des Canadiens et Canadiennes incapables de lire directement les imprimés conventionnels. Pour accéder à l'information, je dois recourir aux technologies adaptées et à des documents en médias substituts.

Pour une personne handicapée visuelle, il faut plusieurs outils et chacun devient complémentaire. Ceci veut dire : Utilisation de la tablette braille jusqu'à l'ordinateur en passant parfois par des livres cassettes. L'optacon, lorsque ce sont de petits textes, me donne un accès direct à l'imprimé, en plus d'une certaine autonomie dans la lecture. Toutefois, j'avoue que peu de gens utilisent cet appareil car d'une part, on ne l'enseigne plus et d'autre part, cela requiert beaucoup de sensibilité dans les doigts.

Depuis les années 1990, la technologie ouvre des portes à l'information. Le WordPerfect pour DOS répond très bien à nos besoins. L'information sur disquette devient un moyen de lecture à la condition de posséder un ordinateur et les équipements appropriés en remplacement de l'écran. Alors que tout va bien avec WordPerfect pour DOS, la venue de l'environnement Windows amène de nouveaux défis.

Les personnes ayant une déficience visuelle doivent pratiquement recourir aux programmes gouvernementaux ou à des fonds provenant de clubs sociaux pour obtenir des aides micro-informatiques adaptés. En raison de la disparité des programmes à travers le pays et du coût élevé de ces appareils, une minorité seulement bénéficie de ces aides.

Comme dans le domaine de l'informatique, les technologies adaptées évoluent rapidement. Bien souvent, les nouveaux produits et/ou la mise à jour de logiciels viennent améliorer la performance. Toutefois, l'accès à ces aides implique une bureaucratie (qui paie quoi), ce qui signifie un fardeau de plus pour l'utilisateur.

L'attribution d'aides micro-informatiques nécessite une formation. Là aussi, les critères (bien souvent imposés par les gouvernements) varient selon le mandat de l'organisme et d'une province à l'autre. Le consommateur, au moment de sa demande pour des aides, s'inscrit sur une liste d'attente. Les gens vivant en région sont plus défavorisés par rapport aux personnes résidant dans les grands centres en ce qui a trait à la formation. Les intervenants devraient aussi avoir du temps pour se familiariser avec les équipements et les nouveaux logiciels avant de dispenser les entraînements.

C'est pourquoi il faut mettre en place des stratégies nationales favorisant le maximum de moyens dans un laps de temps raisonnable. La formation et l'attribution d'outils, incluant des mises à jour, permettront à tous les Canadiens et Canadiennes incapables de lire les imprimés, d'avoir accès à l'information À Part ... Égale.

MÉDIAS SUBSTITUTS Et TECHNOLOGIES

Avec les technologies disponibles, les concepteurs de documents doivent garder en tête la création d'un fichier en format texte. Ce fichier pourrait ainsi servir pour la production en médias substituts (braille, gros caractères et disquettes). Cette stratégie exige une législation obligeant la sauvegarde d'un fichier en format texte pour tout document produit ou édité au Canada.

Sur la première page d'un document, version imprimée, peu importe qui publie le document, on devrait trouver une note indiquant la disponibilité de celui-ci en médias substitut. Voici les renseignements à inscrire : Nom de l'éditeur ou de l'organisation, adresse postale, numéros de téléphone, ATS et télécopieur, adresse courriel et site web. Il ne faut pas oublier que plusieurs personnes n'ont pas accès aux nouvelles technologies.

Je me souviens d'un document demandé à Développement des Ressources humaines Canada. Le document imprimé donnait seulement un numéro de télécopieur. J'envoie donc la demande par télécopie. Après trois semaines sans nouvelle, je refais la même demande. Finalement, une employée du ministère m'appelle. Elle m'informe que la télécopie a été reçue deux fois. Je lui explique la nécessité d'inscrire à l'avenir un numéro de téléphone dans leurs publications. En regardant le document intitulé "Orientations futures", publié en 1999, Ressources humaines Canada ne fournit aucun numéro de téléphone. On y retrouve seulement l'adresse du site internet et un numéro de télécopieur.

Par rapport à Internet, les gouvernements, entreprises et même les organismes communautaires devraient indiquer, dans leurs correspondances et publications, leur adresse électronique en plus du site internet. Pour les personnes handicapées visuelles, cela évite de chercher sur Internet l'adresse si nous devons communiquer par courriel avec un ministère, une agence ou toute autre organisation.

En 1993, le Conseil du trésor publiait un Guide intitulé Médias substituts. Dans ce Guide, on retrouvait des lignes directrices pour la mise en page d'un document dans les principaux médias substituts. Avec les nouvelles technologies, et après vérification, ce Guide nécessite une mise à jour des informations suivies de renseignements concernant les technologies, l'utilisation des interfaces adaptées et les logiciels de revue d'écran. Par la suite, une promotion s'impose pour faire connaître ces lignes directrices. aux gouvernements, à l'industrie et au public. De là, découle toute l'importance pour la production de documents et la réalisation de sites en mode accessible.

Les médias substituts occupent aussi une place dans les édifices publics. Il suffit de penser à des guides audio dans les musées, des indications en relief, gros caractères et braille dans des ascenseur, pour l'identification de portes, etc. Quelques restaurants offrent des menus en braille ou en gros caractères mais ce nombre demeure très minime. Quant aux hôtels qui émettent des cartes en remplacement des clefs, cela cause un problème car on ne retrouve aucun repère tactile pour les insérer dans le bon sens. Une indication tactile ou un coin arrondi pourrait faciliter l'utilisation de ces nouvelles cartes.

Actuellement, les aménagements pour favoriser une accessibilité aux personnes ayant une déficience sensorielle se font sur une base volontaire, sans obligation. Au même titre que l'accessibilité physique, il faudra des normes d'accès à l'information afin de répondre aux besoins des personnes vivant avec une déficience sensorielle. Une meilleure signalisation et des enseignes tactiles et sonores faciliteront l'autonomie de ces personnes dans les établissements publics.

Et parlant d'accessibilité, quand pourrons-nous trouver un plus grand nombre de guichets automatiques adaptés? Des études démontrent que les adaptations répondent aussi aux besoins de plusieurs clientèles comme des gens analphabètes, des gens aux prises avec des difficultés de lecture, etc. Le même principe d'adaptation demeure applicable pour d'autres types d'appareils de consommation.

Au moment de concevoir un nouveau produit ou service, les responsables devraient penser aussi aux adaptations possibles. Il en coûte beaucoup moins cher d'introduire les adaptations au début du processus. Le même principe s'applique aussi pour la conception de sites web et la création d'un fichier (mode texte) pour la production d'un document en médias substituts.

TRANSCRIPTION BRAILLE

De plus en plus, des ministères et organismes veulent produire eux-mêmes leurs publications en médias substituts. En achetant les équipements et logiciels, les gestionnaires prétendent économiser des coûts. Les logiciels, spécialement pour la transcription braille, ne font pas tout le travail. Pour sortir un texte de qualité en braille, sur 30 ou 40 caractères par ligne, la version imprimée nécessite des commandes de formatage bien spécifiques.

La transcription braille constitue une spécialisation méconnue des gouvernements et du secteur privé. Les employés ne peuvent pas s'improviser transcripteurs braille du jour au lentemain. Pour réussir dans ce métier, cela exige une formation. Il ne fait aucun doute que les technologies actuelles facilitent et accélèrent grandement le processus de transcription. Toutefois, Les correcteurs d'épreuves braille ont encore leur place dans ce domaine.

Ainsi, pour favoriser l'employabilité, les ministères et organisations auraient intérêt à embaucher des personnes aveugles qualifiées pour effectuer le travail relié à la transcription et à la vérification de leurs documents. J'ai eu à reprendre les textes transcrits en braille par un ministère (Transports Canada), faute de vérification une fois le braille terminé. J'ai aussi acheminé une plainte au bureau du ministre à ce propos. Des compagnies et/ou des personnes ressources peuvent exécuter du travail de transcription, sur une base rémunérée, et non bénévole.

DIFFUSION DE L'INFORMATION

Il arrive que des documents soient déjà disponibles en médias substituts mais les personnes concernées ne savent pas où s'adresser pour recevoir des copies.

Le système Info-Touches constitue un moyen pour commander des documents en médias substituts mais très peu d'organismes fédéraux l'utilisent. Je me demande aussi si les mises à jour se font régulièrement. Ce service aurait sans doute avantage à se développer et à se faire connaître auprès de la clientèle visée.

Info-Touches devrait donner une brève description des documents pour mieux aider les citoyens dans le choix des informations recherchées. Présentement, les seules données se caractérisent par le titre et le ministère ou organisme. Par exemple, je verrais très bien indiquer l'année de publication en plus de donner des informations sur les documents. Un petit nombre seulement mentionne la date de publication.

Les gouvernements, les entreprises et les éditeurs auraient avantage à informer les organismes de personnes handicapées de leurs publications. Ces organismes possèdent des bulletins et des journaux parlés via des lignes téléphoniques. Ainsi, ils pourraient informer la clientèle des documents disponibles avec le ou les support(s) de substitution. Par ailleurs, certains organismes donnent des renseignements via une ligne 1-800. Cette source, très utilisée par les personnes handicapées visuelles constitue un excellent moyen de diffusion. Les gouvernements doivent donc investir dans le financement de ces lignes téléphoniques qui, grâce au répondeur interactif, procurent une foule de renseignements.

À domicile, il arrive parfois de recevoir des documents distribués dans tous les foyers canadiens. Il suffit de penser à une brochure concernant les précautions à prendre avec la venue de l'an 2000. Récemment, le service O Canada ((800) 622-6232) envoyait une brochure. On ne fait aucune mention que celle-ci est disponible en médias substituts. Mise à part l'adresse du site web, aucune adresse courriel n'apparaît dans la version originale.

Si l'accès à l'information constitue un droit pour l'ensemble des Canadien(ne)s, pourquoi ces brochures d'intérêt général, destinées au grand public, ne sont-elles pas accessibles sur support de substitution au moment de la production?

MÉDIAS ET INFORMATIONS

Notre environnement se dirige vers un monde de plus en plus visuel. Il suffit de regarder la télévision pour s'apercevoir qu'elle devient de moins en moins accessible aux personnes ayant une déficience visuelle. De plus en plus on retrouve des informations affichées à l'écran, non verbalisées.

Par exemple, il suffit d'écouter les nouvelles. On identifie à l'écran le journaliste ou la personne interviewée mais on ne mentionne pas ces informations de façon verbale. Puis, les cotes de la bourse apparaissent avec une musique, sans description. Il en va de même pour les adresses électroniques et sites web.

Alors que le sous-titrage se développe (ce qui est excellent), l'information sonore, elle, diminue. Est-ce par manque de temps? Si tel est le cas, les chaînes de télévision n'auraient intérêt à reviser le temps de programmation afin de transmettre en sonore des informations visuelles affichées à l'écran.

Pour démontrer cet inaccessibilité, il suffit de regarder Météo Média. Les informations s'affichent visuellement et les Canadien(ne)s peuvent connaître en quelques minutes la température d'une autre province ou d'un autre pays. Pour une personne aveugle cette information demeure totalement inexistente.

Si la personne doit voyager hors de sa province ou à l'extérieur du pays, elle doit appeler à la ligne 900 et payer des frais pour recevoir les renseignements. Environnement Canada, au moment d'inscrire le service de météo à la ligne 900, n'a fait aucun effort pour favoriser les personnes handicapées visuelles dans l'exemption de frais pour obtenir les informations demandées. J'ai même écrit à ce ministère personnellement pour dénoncer la situation mais en vain, aucun succès dans ma démarche malgré des suggestions n'exigeant aucun coût supplémentaire. Dans ce contexte, je pensais, entre autres, à la carte d'exemption pour le 411 ou une carte émise par l'INCA, comme pièce d'identité pour obtenir les renseignements gratuitement.

Au Canada, la vidéodescriptive s'amorce graduellement. Pour mener à bien cette initiative, le gouvernement fédéral et les câblodistributeurs devront travailler de concert pour s'assurer que des programmes adoptent cette mesure.

Quant aux journaux, le format électronique donnera un accès avantageux. On sent un travail de collaboration entre des partenaires. À ce propos, l'attribution d'aides micro-informatiques et la mise à jour de logiciels s'avèrent donc essentielles aux personnes handicapées de l'imprimé pour accéder à ces informations.

PARTENARIAT ET RESPONSABILITÉS

Avec la population vieillissante, les expressions telles que "technologies adaptées" et "médias substituts" etc. feront partie du vocabulaire de demain. Aujourd'hui, les gens plus instruits, connaissent mieux leurs droits. Les personnes, incapables de lire les imprimés dans le futur, voudront, comme maintenant, un accès aux documents et à l'information sous une forme et un site accessibles.

Pour réussir cet objectif, il faudra une cohérence entre les programmes, le fédéral et les provinces et tout autre bâilleur de fonds pour permettre aux individus ayant une ou des déficience(s) d'obtenir les aides micro-informatiques appropriés. Il faut aussi mousser l'apprentissage du braille, de l'ordinateur et des technologies adaptées. Cela favorise des études collégiales et universitaires, la création et le maintien en emploi et une amélioration de la qualité de vie pour les personnes aînées.

Cet accès à l'information passe aussi par des sessions de sensibilisation sur les besoins, les médias substituts et les technologies adaptées. Ces formations pourraient être dispensées dans les écoles, les institutions postsecondaires, le milieu du travail et même des centres pour personnes âgées.

Les entreprises et leurs filiales devraient mieux coordonner leurs effectifs en matière d'accès à l'information. Par exemple, je reçois mon compte de Bell Canada en braille. Pour obtenir ce même service de Bell Mobilité, il faut pratiquement remplir un formulaire et discuter avec les représentants. Une fois inscrite à Bell Canada pour ce service, avec des ententes, je devrais pouvoir bénéficier de relevés de compte en médias substituts avec Bell Mobilité.

La même situation se produit avec l'exemption des frais d'assistance annuaire (411). Bell Canada offre ce service aux personnes handicapées visuelles mais Bell Mobilité ne le fait pas. Pourtant, que ce soit un téléphone ordinaire ou un cellulaire, la vision ne s'avère pas meilleure pour consulter le bottin téléphonique.

Pour réussir un partenariat et amener les Canadien(ne)s à prendre leurs responsabilités en matière d'accès à l'information, une stratégie de communications se résume par une mise en commun des ressources, profitables à tous. Dans ce contexte, qui prendra le leadership? La Bibliothèque nationale, Industrie Canada, le Conseil du trésor? Peu importe de qui relèvera l'accès à l'information, il faut un Groupe de travail et des ressources pour effectuer des représentations auprès des entreprises, des ministères, des institutions financières, du CRTC, des éditeurs, des agences, des établissements d'enseignement, etc. Tous ont un rôle à jouer et comme point de départ, il faut une définition claire de l'expression "Accès à l'information pour tous".

Qui plus ets, nos organismes fabriquant ou distribuant des produits adaptés ou offrant des services, doivent montrer l'exemple en rendant accessibles les manuels et la correspondance avec leurs clients. Nos organismes devraient également générer des emplois et insister afin que les gouvernements et entreprises pensent à concevoir leurs publications et leur site web pour les personnes incapables de lire les imprimés.

Actuellement, les réponses de plusieurs agences et organismes de personnes handicapées se résument à dire "Nous n'avons pas le temps ni les ressources pour produire notre matériel sur support de substitution". Pourtant, si les organisations en déficience visuelle déployaient un plus grand effort, les gouvernements et la communauté prendraient plus d'initiatives en matière d'accès à l'information. Je trouve inacceptable devoir déposer une plainte à nos organismes pour demander un document sous forme accessible. Pourtant, j'ai dû le faire à plusieurs reprises...

GROUPE PERMANENT

Pour assurer un suivi aux consultations et aux recommandations formulées par les participant(e)s, je verrais très bien la création d'un Groupe de travail permanent sur l'accès à l'information. Ce Groupe aurait comme mandat les tâches suivantes:

  • Conseiller, assister les individus ou toute organisation en matière d'accès à l'information, de ressources disponibles
  • Publier des brochures mises à jour sur les médias substituts, les technologies adaptées et les organismes oeuvrant dans ce domaine
  • Travailler en concertation avec les organismes du milieu
  • Effectuer des représentations et participer à des événements reliés directement ou indirectement à l'accès à l'information
  • Répondre aux demandes provenant des gouvernements, de l'industrie et du public.

Pour nous, personnes incapables de lire les imprimés, ce sera une voie pour nous faire entendre, obtenir du support et assurer un suivi dans nos démarches vers l'accès à l'information.

Ce Groupe de travail devra faire appel à des ressources et un budget si le Canada veut se classer parmi les pays préoccupés par l'accès à l'information. Et pourquoi ne pas favoriser l'employabilité de personnes handicapées qualifiées, connaissant déjà le sujet et les besoins?

Pour moi, la mise en place de ce Groupe de travail devra se faire aussitôt le rapport soumis aux instances concernées. Attendre des mois avant de réaliser cet objectif signifie qu'il faudra tout recommencer l'an prochain ou dans quelques années. Il ne suffit pas de créer un nouveau programme. Les rapports et présentations justifient adéquatement la mise en opération d'un Groupe de travail sur une base permanente.

CONCLUSION

Je termine ma présentation en espérant que l'accès à l'information devienne une priorité nationale pour l'ensemble des Canadiens et des Canadiennes. Il faut agir vite et instaurer des mesures concrètes pour assurer une coordination des programmes et des politiques en ayant à l'esprit "Un accès pour tous".

Au Canada, nous possédons les ressources (matérielles, humaines et financières) et les technologies nécessaires pour mettre en place un système viable et efficace afin de répondre aux besoins des citoyen(ne)s incapables de lire les imprimés. L'accès à l'information, un élément rentable pour une pleine participation à la Société canadienne!



Dernière mise à jour de cette page :  25 septembre 2000


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

Galilée, le physicien et astronome italien né en 1564 et mort en 1642 était aveugle quand en 1638 il a écrit le livre intitulé Discours et démonstrations mathématiques concernant deux nouvelles sciences, lequel est considéré comme la synthèse de son œuvre scientifique. On peut certainement affirmer qu'on a jamais plus vu le monde comme auparavant après la publication de ce livre là!

TyphloPensée

« Il y a trois actes de gouvernement : éclairer, soutenir, combattre : éclairer les aveugles, soutenir les faibles, combattre les ennemis. »

Henri Lacordaire - Pensées

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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