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La chronique de Jean Brière – - Du concret!

Quatre cannes blanches.

Dimanche 18 février 2018 à 16:37:49 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'un preneur de notes.
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Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / La chronique de Jean Brière – - Du concret!

21 septembre 2008

La chronique de Jean Brière

Extrait de : Le Vision-Ère, Septembre 2008

Du concret!
La chronique de Jean Brière

La rédaction tient à souligner que l'auteur de cette chronique s'exprime à titre personnel.

Quelquefois, probablement trop souvent, je suis de mauvaise humeur. Certains faits de l'actualité contribuent à cet état d'esprit m'incitant à bougonner, discourir, voire même à écrire une chronique dans le Vision-ère, la publication du Regroupement des personnes handicapées visuelles (régions 03-12). Ainsi, quand je prends connaissance des ridicules publicités télévisées de l'INCA ou de la gigantesque et combien inutile opération d'actualisation de la politique de l'Office des personnes handicapées du Québec «À part... égale», rebaptisée «À part entière», impossible de me retenir, je fulmine!

Mes 25 ans d'engagement bénévole dans le milieu de la déficience visuelle pas plus que mes 50 ans de vécu personnel à titre d'handicapé de la vue n'ont altéré ma faculté d'indignation devant l'injustice et la discrimination. En dépit des déclarations, lois et programmes gouvernementaux, nous sommes toujours victimes d'un taux de chômage disproportionné et d'un état généralisé de pauvreté parfaitement inacceptable. La solidarité sociale, élevée au rang de vertu nationale, se manifeste toutefois de façon fort éparpillée. Qui n'est pas démuni au Québec? Les itinérants, les analphabètes, les joueurs compulsifs et tutti quanti revendiquent l'aide publique. Que reste-t-il pour les personnes handicapées, ces citoyens aux prises avec des incapacités permanentes et inexorables? Dans l'attente d'une hypothétique fin de l'exclusion, l'état doit solidairement et généreusement améliorer les conditions de vie de ces personnes réellement démunies par des mesures monétaires directes.

Plusieurs solutions sont envisageables. L'État québécois pourrait notamment accorder la gratuité des médicaments à tous les citoyens handicapés comme il en est déjà pour la majorité des personnes âgées et tous les assistés sociaux. Au chapitre de la sécurité du revenu, il faudrait verser immédiatement des prestations majorées, pas moins de 1000$ mensuellement, à chaque bénéficiaire affublé de contraintes sévères à l'emploi. Par ailleurs, le gouvernement provincial pourrait donner suite favorablement au projet de compensation équitable du handicap proposé par un groupe d'experts mandaté par l'OPHQ en 2004. Finalement, les deux paliers gouvernementaux pourraient agir sur la fiscalité des particuliers en augmentant substantiellement le crédit d'impôt non remboursable destiné aux personnes handicapées et en le rendant remboursable afin que les plus pauvres en profitent aussi.

Les membres de nos associations de défense des droits des handicapés de la vue veulent du concret. Il est temps d'axer davantage nos revendications sur l'essentiel. La révision périodique des valeurs sociales de même que la connaissance détaillée du processus de production du handicap ne sont d'aucune utilité si elles ne conduisent pas à des actions diligentes et bénéfiques sur l'emploi et les revenus des citoyens atteints d'une déficience visuelle au Québec.

De grâce, moins de philosophie, plus d'économies!

Vous avez des commentaires, écrivez-moi à : rphv@rphv0312.org

Jean Brière, Québec

Ce texte a été publié dans l'édition de septembre 2008 du Vision-Ère. Le Vision-ère est le périodique du Regroupement des personnes handicapées visuelles (régions 03-12).



Dernière mise à jour de cette page :  21 septembre 2008


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

François Lesieur fut le premier élève de Valentin Haüy en 1784. Mendiant de seize ans et aveugle de presque la naissance, il hantait quotidiennement le porche de l'église de Saint-Germain. Valentin Haüy lui offrit un toit et ses premières leçons. Finalement, après 13 ans de travail acharné, Haüy réalisait une partie de son rêve soit de permettre aux personnes aveugles d'obtenir une instruction au même titre que les autre citoyens de son pays.

TyphloPensée

« Les aveugles sont gais, parce que leur esprit n'est pas distrait de la représentation des choses qui peuvent leur plaire et qu'ils ont encore plus d'idées que nous n'avons de spectacles. C'est un dédommagement que le ciel leur accorde. »

Joseph Joubert (Pensées)

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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