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État d’avancement des travaux sur l’uniformisation du braille français

Quatre cannes blanches.

Mercredi 8 avril 2020 à 15:29:30 HaE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / LaCriée : État d’avancement des travaux sur l’uniformisation du braille français

4 mai 2006

Le Comité québécois de concertation sur le braille (CQCB) est heureux de diffuser cette communication faisant état de l'avancement des travaux sur l'uniformisation du braille français. Cette démarche s’avère nécessaire pour que l'ensemble des réseaux interpellés par le braille soit informé des différentes actions prises au cours des dernières années, des propositions soumises au CQCB et des travaux à venir.

Le CQCB, mis sur pied par l’Office des personnes handicapées du Québec (ci-après l’Office) en juin 1997, compte, depuis le début de sa démarche, sur la précieuse participation de représentants du réseau de l’éducation, du réseau de la réadaptation, du milieu associatif ainsi que d’autres ministères et organismes québécois concernés par cette question.

Le braille est l’outil fondamental de lecture et d’écriture pour les personnes ayant des incapacités visuelles et à ce titre, son utilisation uniforme tant au Québec qu’au sein des pays de la francophonie est souhaitée. C’est pourquoi, le CQCB s’est donné deux mandats, celui de favoriser un meilleur accès à l’apprentissage du braille pour les adultes au Québec et celui de s’entendre sur une démarche de concertation internationale pour l’uniformisation du braille français.

Au cours des dernières années, plusieurs actions ont été prises par le CQCB afin de répondre efficacement à ces objectifs. D’abord du côté québécois, un état de situation sur l’apprentissage du braille pour les adultes au Québec a été produit en 2002. Les résultats obtenus dans le cadre de ces travaux ont conduit le CQCB à mettre en place deux comités de travail, l’un sur l’accès et la promotion du braille, l’autre sur la formation des enseignants et formateurs braille. D’ailleurs, chacun de ces comités de travail déposera sous peu aux membres du CQCB des recommandations relatives à ces préoccupations.

Du côté international, un accord de coopération pour l’uniformisation du braille français a été signé par des représentants de la France, de la Belgique, de la Suisse, de l’Afrique et du Québec dans le cadre de l’assemblée constitutive de l’Union francophone des aveugles tenue à Casablanca en 2001. Trois priorités ont été identifiées dans cet accord de coopération, soit l’unification des 63 caractères de base du système braille, le braille informatique et le braille abrégé. Tel que prévu par cet accord, un premier groupe d’experts international a été mis en place en janvier 2002 afin d’étudier et de proposer les différentes modifications susceptibles d’être apportées aux différents codes de transcription en braille intégral des textes imprimés afin de tendre, si possible, vers une unification. Trois forums ont été organisés par les membres signataires de l’accord pour favoriser entre les experts internationaux, les discussions, les échanges ainsi que les conditions gagnantes pour répondre aux objectifs visés par cet accord, ce fût le cas notamment en 2002, à Montréal ainsi qu’en 2003 et 2005 à Paris.

Dans le cadre du premier forum sur l’uniformisation du braille français tenu à Montréal en 2002, le groupe d’experts international est parvenu à élaborer un tableau des 63 caractères du système braille ainsi qu’une liste d’une trentaine d’autres symboles. Cette proposition a, par la suite, fait l’objet d’une vaste consultation à travers la francophonie, selon des modalités spécifiques à chaque pays. Les résultats obtenus lors de cette démarche ont démontré qu’en général au Québec, les usagers du braille étaient favorables à la proposition d’uniformisation, à l’exception de la représentation des chiffres : doit-on utiliser les chiffres Antoine (préconisés par les Européens) ou les chiffres Louis-Braille (actuellement utilisés au Québec et dans plusieurs autres pays) ? Ainsi, lors du second forum organisé à Paris en novembre 2003, le groupe d’experts québécois mandaté par le CQCB a fait valoir la nécessité de s’approprier et tester le code européen-francophone de transcription des notations mathématiques (Code Antoine) avant de se positionner. Une expérimentation qui portait essentiellement sur l'analyse comparative des Codes de transcription braille : Notation mathématique braille (Code Antoine) et Code pour la transcription en braille de la notation mathématique (Code Nemeth) a donc été réalisée en 2004 dans quelques réseaux ciblés du Québec dont les résultats ont démontré que l’utilisation au Québec des chiffres Antoine est envisageable dans la mesure où il y a coexistence avec les chiffres Louis-Braille, notamment en raison de l’affichage dans les lieux publics.

Pour faire suite à ces travaux, un troisième forum sur l’uniformisation du braille français s’est tenu à Paris en juillet 2005. Les 4 objectifs visés dans le cadre de ce forum étaient les suivants :

  • Présenter les résultats de l’expérimentation du Code Antoine et du Code Nemeth ;
  • Revoir le tableau des 63 symboles, les symboles composés et les chiffres Louis-Braille ;
  • Définir le contenu du Code de transcription braille ;
  • Échanger sur les autres objectifs prévus dans l’accord, notamment sur la table braille informatique et le braille abrégé.

Les échanges et les discussions obtenus dans le cadre de ce forum, ont permis d’arriver à ces principales conclusions :

  • Le tableau des 63 symboles a été revu et modifié afin d’éviter les contradictions et ambiguïtés observées depuis son adoption au deuxième forum tenu en novembre 2003 en France ;
  • Les participants au forum ont reconnu la nécessité de la coexistence des chiffres Antoine et des chiffres Louis-Braille au Québec ;
  • La délégation québécoise a été informée par les experts européens des travaux en cours de la sous-commission mathématique pour que le Code Antoine, actuellement en vigueur en France prenne en compte les modifications qu'implique l'adoption des nouveaux tableaux de symboles braille. La délégation québécoise s’est montrée favorable à participer à ces travaux, suite à l’invitation reçue;
  • La délégation québécoise a avisé les participants au forum que, suite à l’expérimentation des Codes mathématiques Nemeth et Antoine réalisée au Québec, il y a nécessité de compléter le Code Antoine afin d’y intégrer les notations mathématiques généralement utilisées au Québec pour répondre aux besoins en éducation ;
  • Les deux premières parties du Code de transcription furent adoptées par la délégation québécoise, même si certains éléments de contenu et de forme ne font pas l’unanimité. La délégation québécoise a accepté le fait d’uniformiser ce code au sein de la Francophonie mais pourrait éventuellement rédiger un autre document destiné aux transcripteurs et intégrant nos réalités régionales ;
  • Le groupe d’experts international s’est entendu pour la poursuite des travaux et a élaboré le plan de travail pour la troisième et dernière partie du Code de transcription qui concernera la présentation des textes en braille ;
  • Un comité de travail a été mis en place pour l’élaboration d’une table braille informatique.

Au retour de ce troisième forum, le CQCB a mis en place un comité de travail formé d’une représentante du réseau de l’éducation, un représentant du réseau de la réadaptation et un représentant du milieu associatif dont le mandat était l’élaboration d’un plan d’action visant à :

  • Mettre en place un mécanisme permettant au CQCB de prendre position sur les différentes propositions relatives à l’uniformisation du braille émises par le groupe d’experts international et transmettre celles-ci aux autorités concernées ;
  • Planifier la poursuite des travaux sur l’uniformisation du braille.

Ce plan d’action a été déposé et adopté par le CQCB le 6 avril 2006. Il prévoit notamment, la mise en place d’un Comité de travail technique chargé d’analyser ces différentes propositions émises par le groupe d’experts international ainsi que des stratégies quant à la poursuite des travaux sur l’uniformisation du braille.

La collaboration de l’ensemble des réseaux est non seulement souhaitée dans le cadre de cette démarche mais essentielle pour atteindre l’objectif d’une uniformisation du braille concertée au Québec. En ce sens, le réseau de l’éducation, celui de la réadaptation, le milieu associatif ainsi que les différents producteurs braille seront interpellés sous peu par le CQCB.

Annie St-Pierre
Présidente du Comité québécois de concertation sur le braille

ASP/ar
Avril 2006

Véronique Vézina
Directrice générale
Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec (RAAQ)
3740, rue Berri, bureau 240
Montréal, Québec
H2L 4G9
Téléphone : (514) 849-2018
Sans frais : 1-800-363-0389
Télécopieur : (514) 849-2754

Site Web : raaq.qc.ca


LaCriée, liste de distribution d'information générale concernant les déficients visuels.

 


Dernière mise à jour de cette page :  4 mai 2006


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

Victor-B. Rousselot, prêtre français de la compagnie de Saint-Sulpice, avec la collaboration des Sœurs Grises, fonde à Montréal en 1861, l'Institut Nazareth, première école pour jeunes aveugles du Canada.

TyphloPensée

« La difficulté qu'ont les aveugles à recouvrer les choses égarées les rend amis de l'ordre, et je me suis aperçu que ceux qui les approchaient familièrement partageaient cette qualité, soit par un effet du bon exemple qu'ils donnent, soit par un sentiment d'humanité qu'on a pour eux. Que les aveugle seraient malheureux sans les petites attentions de ceux qui les environnent ! Nous-mêmes, que nous serions à plaindre sans elles ! Les grands services sont comme de grosses pièces d'or ou d'argent qu'on a rarement occasion d'employer, mais les petites attentions sont une monnaie courante qu'on a toujours à la main. »

Denis Diderot, "Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient."

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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