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La micro-électronique : un espoir pour les aveugles

Quatre cannes blanches.

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Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'une télévisionneuse.
Cet appareil permet à une personne mal-voyante d'avoir un accès direct à un document imprimé. Une caméra renvoie sur un écran l'image d'une portion de la page et des contrôles permettent d'ajuster la taille des caractères aux besoins du lecteur.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / La micro-électronique : un espoir pour les aveugles

6 mai 2004

Ambassade de France en Espagne
Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique (ADIT)

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BULLETIN ÉLECTRONIQUE D'ESPAGNE
du Service Scientifique de l'Ambassade de France à Madrid

Mensuel - numéro 29 - 6 mai 2004

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-> INFORMATIQUE, ROBOTIQUE ET MICRO-ELECTRONIQUE
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La micro-électronique : un espoir pour les aveugles

Les avancées dans le domaine de la micro-électronique représentent un espoir pour des milliers d'aveugles qui, à plus ou moins long terme, pourront vaincre leur handicap grâce à l'implantation de puces électroniques et au développement de rétines bioniques perfectionnées. Quelques-unes de ces avancées technologiques sont déjà une réalité et les premières applications pratiques ont donné leurs fruits : le fait de pouvoir distinguer de simples contours ou des figures, ne serait-ce qu'avec une faible résolution, peut libérer un non-voyant de la contrainte de se déplacer avec une canne ou un chien.

Grâce au nord-américain William Dobelle, chercheur au Columbia Presbyterian Medical Center de New York, et à son œil bionique, depuis l'an 2000 plusieurs personnes ont réussi à récupérer une certaine capacité visuelle à partir d'électrodes implantées sur la surface du cerveau. Ce système révolutionnaire a permis à divers non-voyants de lire des lettres de grande taille et de deviner l'environnement qui les entoure.

Dans ses grandes lignes, le procédé est simple à comprendre : des mini caméras situées sur des lunettes captent l'image et l'envoient à un petit ordinateur que l'individu porte avec lui. Une fois traitée, elle est envoyée sous forme d'impulsions électriques via des câbles jusqu'au cortex cérébral où se trouvent implantées un total de 68 électrodes. Le sujet perçoit donc un environnement obscur dans lequel les différentes formes s'identifient à des points lumineux.

Le perfectionnement du travail de Dobelle, après 30 ans de recherche, peut venir d'un projet international financé par l'Union européenne dans lequel collaborent, en plus d'un groupe espagnol, des scientifiques allemands, français, portugais et autrichiens.

Il faut savoir que les causes du plus grand nombre de cas de cécité ont pour origine un problème de rétine, globe oculaire, iris, cornée ou nerf optique, mais généralement la zone du cerveau destinée à traiter les images, le cortex occipital, reste totalement opérative. Dans ce cas, selon Eduardo Fernandez de l'Institut de Bioingenierie de la Faculté de Médecine de l'Université Miguel Hernandez de Elche, il est possible de transmettre ce que devrait voir le sujet en employant une rétine dite bioinspirée et faire en sorte que les signaux électriques, une fois traités, arrivent au cerveau et recréent l'image que le non-voyant a devant ses yeux.

Toutefois, il ne passera pas moins de 5 ou 10 ans avant de réaliser les premiers essais sur des êtres humains. De plus, le responsable du projet en Espagne veut écarter tout espoir de récupération totale de la vision afin de ne pas générer de faux espoirs auprès des aveugles : la vision que l'on obtiendra à partir d'électrodes sera toujours limitée, le champ de vision étroit et l'image perçue "pixelisée", comme celle qui apparaît sur un panneau d'affichage électronique. Cependant, dans le cas d'un aveugle total, cette aide, même réduite, pourra lui ouvrir tout un monde de possibilités en ce qui concerne son autonomie personnelle et sa qualité de vie.

Par rapport au modèle développé par Dobelle, le projet Cortivis prétend améliorer non seulement la vision du patient mais également son confort et sa sécurité. En fait, les signaux qui arrivent au cerveau ne sont rien de plus que du courant électrique. Les expériences antérieures utilisaient à cet effet un courant d'une intensité de l'ordre du milliampère capable de provoquer d'autres pathologies comme l'épilepsie. Dans le cas actuel on emploiera entre 1.000 et 10.000 fois moins d'électricitée vu que les électrodes seront plus espacées les unes des autres. De plus, les patients opèrés par Dobelle voyaient leur vie liée à toute une série de câbles connectant les lunettes à l'ordinateur et celui-ci aux électrodes : ces câbles peuvent être une source d'infection et les membres du projet Cortivis pensent substituer ces connections par un système de radiofréquence à la fois plus sûr pour le patient et beaucoup moins contraignant.

Ainsi la possibilité de rendre la vue à un non-voyant dans un futur plus ou moins lointain passe par l'obtention d'une rétine artificielle qui travaillerait de la même manière que le ferait une rétine naturelle. L'Institut de Micro-électronique de Seville, centre associé au CSIC (Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique, équivalent au CNRS français), développe actuellement une puce capable d'emmagasiner tout un système de vision. Le VSOC, une des puces les plus avancées de sa catégorie, va bien au-delà des résultats obtenus par ses prédécesseurs. Celle-ci, a la manière d'une rétine naturelle, ne se contente pas d'exercer de simples fonctions photoréceptrices, elle peut également capter, codifier et interpréter l'information à grande vitesse, comme l'explique Angel Rodriguez, professeur d'Électronique à l'Université de Seville et chef du projet.

Toutefois, les applications actuelles de la puce VSOC ne sont pas uniquement liées à la pratique clinique. Elle peut également s'intégrer à des machines qui ont besoin de voir comme les humains afin d'améliorer leur efficacité. Par exemple, elle pourrait prévenir d'un danger de collision en la plaçant sur la partie frontale d'un véhicule. Cette puce pourra donc un jour arriver à remplacer la fonction de la rétine, mais de nombreuses années de travail sont encore nécessaires.

Contacts :
- Eduardo Fernandez, Instituto de Bioingenieria, Universidad Miguel Hernandez, Tél. : +34 96 591 95 98, Téléc. : +34 96 591 94 39, , bioingenieria.umh.es

- Angel Rodriguez, Instituto de Microélectronica de Sevilla, Tél. : +34 95 505 66 66, Téléc. : +34 95 505 66 86, , www.imse.cnm.es

Sources : La Razon Digital, 12/04/2004

Rédacteur : Olivier Luminati,

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Téléphone : + 34 91 700 77 00
Télécopieur : + 34 91 700 77 05

Site Web : www.ambafrance-es.org/service-scientifique

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2, rue Brulee - 67000 Strasbourg - France
Téléphone : +33 3 88 21 42 42
Télécopieur : +33 3 88 21 42 40

Site Web : www.adit.fr



Dernière mise à jour de cette page :  6 mai 2004


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

Louis Braille naquit le 4 janvier 1809 à Coupvray, petit village agricole de la banlieue Est de Paris. Il mourut à Paris, à l'âge de 43 ans, le 6 janvier 1852. C'est vers 1825 qu'il mit au point l'alphabeth qui, déshormais, porte son nom. Aujourd'hui encore, il est utilisé comme système de lecture et d'écriture par les aveugles du monde entier.

TyphloPensée

« La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle. »

Albert Einstein

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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