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Le XML révolutionne les échanges entre entreprises

Quatre cannes blanches.

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Photographie de l'afficheur braille Navigator.
Cet appareil est de moins en moins en usage. Le Navigator a été commercialisé durant les années 1990 par TSI aux États-Unis. Il permet aux aveugles d'accéder au contenu de l'écran de l'ordinateur.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / Le XML révolutionne les échanges entre entreprises

26 juillet 2003

Les Affaires
Technologies, samedi 26 juillet 2003, p. 17
Gestion des technologies

Barcelo, Yan

Les technologies liées à Internet ont la particularité de se répandre comme des feux de prairie. Ce fut le cas du World Wide Web, de Mosaïc et de HTML, qui ont rendu le Net accessible au grand public; c'est maintenant le cas de XML (Extensible Markup Language), qui facilite les transactions sur le Web.

Rarement a-t-on vu une technologie à caractère universel se diffuser aussi rapidement dans les milieux d'affaires. C'est que XML est en voie de de devenir le grand lien universel qui permettra à n'importe quelle application de communiquer à n'importe quelle autre, que ce soit à l'intérieur même des entreprises ou entre elles, un rêve que caressaient les informaticiens depuis 20 ans.

"Avec XML, on est en pleine révolution : on sort de la tour de Babel que constituaient des langages informatiques. Petit à petit, tout ce qu'on a fait en informatique est reformulé en termes XML", dit Arnaud Le Hors, ingénieur senior de logiciels chez IBM à San Jose, en Californie, et principal représentant de cette entreprise au sein du World Wide Web Consortium (W3C).

Les choses évoluent rapidement. Le XML a vu le jour en 1998 au W3C sous la forme d'un document d'une trentaine de pages. À la fin de 2004, 95 % des 2 000 plus importantes sociétés du monde vont avoir recours à XML dans le cadre de leurs opérations, prévoit la firme d'analyse américaine Meta Group.

Combler les lacunes de HTML

Pour comprendre l'intérêt de XML, on peut se référer aux lacunes de HTML, le langage dominant dans la création de pages Web. HTML, un sous-groupe d'un langage plus fondamental, SGML, sert à définir le format d'une page Web en précisant que le titre va à tel endroit, une image ici et un fond de couleur, là.

Une fois définie, une page Web se présente comme un bloc. On ne pouvait insérer dans une page HTML des données qui varient au gré du temps, comme des prix ou des cotes boursières. Pour changer un seul élément, il fallait rafraîchir toute la page.

Empruntant de nouveau des éléments de SGML, le W3C a pondu un sous-ensemble qu'il a nommé XML pour permettre de définir des champs de données indépendants et flexibles à l'intérieur des pages Web.

Le HTML a connu une diffusion extraordinaire à cause d'une qualité inédite : il se présentait presque comme un texte courant et non comme une série de symboles binaires, typiques des langages informatiques. XML a aussi cette particularité, ce qui le rend facilement compréhensible, même par le néophyte. Cette qualité s'accompagne toutefois d'un défaut inhérent : " XML peut devenir verbeux et ralentir le débit d'un réseau informatique", explique Benoît L'heureux, directeur de recherche chez Gartner Group.

Pour compléter HTML, qui définissait des formats de page, XML avait donc pour mission de définir des formats de données. Mais il a vite débordé son premier cadre. Une foule d'industries qui étaient présentes sur le Net s'en sont emparés et en ont enrichi le lexique pour satisfaire leurs besoins particuliers. On a vu naître ainsi des foules de lexiques spécialisés, dans les domaines de la finance (finXML), par exemple, de l'immobilier (landXML), de la santé et de nombreux autres, mais toujours élaborés selon les lignes directrices de XML.

Le domaine du commerce électronique interentreprises (le B2B) n'attendait que cet espéranto des données informatiques pour fleurir. "On l'applique à tous les secteurs de transactions entre entreprises, qu'il s'agisse de mises à jour d'inventaire, de bons de commande ou de factures, signale M. L'heureux. Dans le commerce électronique interentreprises, les nouveaux standards, pratiquement sans exception, sont maintenant basés sur XML."

Un langage universel

D'un simple descriptif de données, XML est donc en train de devenir le langage universel d'interaction entre les applications informatiques quelles qu'elles soient.

Au début, les grandes firmes de logiciels ont fait en sorte que leurs applications disposent d'un traducteur XML qui transcrit les données de leurs fichiers en un format XML pouvant être lu par n'importe quelle autre application dotée de la même fonction XML.

Mais les choses vont maintenant plus loin. Les géants de l'informatique intègrent le standard XML à même leurs applications, sans étape intermédiaire de traduction.

La grande base de données DB2 d'IBM, par exemple, permet désormais de stocker les données directement en format XML. La dernière version de la base de données 9i, d'Oracle, fait de même. Enfin, Microsoft s'apprête à lancer Infopath, un module à l'intérieur de sa suite Office qui vise à faciliter la cueillette et l'échange de données entre applications par la création de fichiers XML.



Dernière mise à jour de cette page :  26 juillet 2003


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

En ce 11 décembre de l'an de grâce 2004. France une première : une personne handicapée visuelle obtient le brevet national de moniteur des premiers secours. (BNMPS).

Saviez-vous que :

Au Québec, le nombre de jeunes handicapés visuels âgés de 5 à 21 ans est estimé, dans certains programmes gouvernementaux, à 5135 individus.

TyphloPensée

« L'intuition est à la connaissance, ce que la canne blanche est à l'aveugle. »

Jérôme Touzalin

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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