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MULTI-NOUVELLES VOL. 1 NO 2 (JUIN 2000)

Quatre cannes blanches.

Vendredi 15 décembre 2017 à 01:28:10 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Le Typhlophile / Multi-Nouvelles Vol. 1 no 2 (juin 2000)

Le journal des membres du Conseil Multidisciplinaire de l'INLB

VOL. 1 NO 2 (Juin 2000

SOMMAIRE DU DOCUMENT

TABLE DES MATIÈRES


ÉDITORIAL

SOCIÉTÉ DE LOISIRS?

On définit les loisirs comme étant des "occupations, distractions auxquelles on s'adonne de plein gré, pendant les heures, les jours de liberté dont on dispose". Cette définition laisse à penser que les loisirs sont synonymes de passe-temps et de disponibilité. Par contre, pour les intervenants en réadaptation, les loisirs correspondent à beaucoup plus que cela. Ils sont considérés comme faisant partie des habitudes de vie ayant un rôle primordial à jouer dans le maintien du bien-être et de la participation sociale des personnes ayant des incapacités visuelles.

Le présent numéro de Multi-Nouvelles aborde ce sujet à partir de différents points de vue. D'une part, le personnel de l'établissement a été mis à contribution par le biais des comités de pairs. Les discussions dans les comités, sur ce sujet, ont permis de cumuler une somme impressionnante d'informations. Ces informations ont servi de base aux articles que vous trouverez dans ce numéro. De plus, les personnes ayant une déficience visuelle ont également été invitées à exprimer leur opinion sur le sujet par un sondage (bien que plusieurs l'ont déjà fait par leurs comités de pairs respectifs). Finalement, des rencontres avec des représentants d'organismes impliqués dans l'organisation d'activités de loisirs et la consultation de documents diffusés par d'autres organismes ont permis de compléter notre cueillette d'informations. Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont collaboré à la cueillette d'informations, en particulier celles qui ont participé à notre sondage.

Comme vous serez en mesure de le constater à la lecture des différents articles contenu dans ce numéro, le sujet est vaste et il n'y a pas nécessairement consensus sur tous les points. Nous vous laissons donc le consulter... tout à loisir. Nous souhaitons à tous un bon été et de bonnes vacances.

Le comité de rédaction

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DOSSIER LOISIRS

UNE HISTOIRE À CONNAÎTRE

Par Francine Baril

Jusqu'aux années 60, c'est essentiellement le clergé qui contrôle l'offre de services dans les domaines récréatifs et sportifs au Québec. Avec la Révolution tranquille, l'État commence à assumer les responsabilités qu'on lui reconnaît dans le développement social. Des professionnels spécialisés dans le domaine commencent à succéder aux bénévoles de l'Action catholique.

L'État confie aux municipalités et aux commissions scolaires un rôle majeur dans l'organisation de services récréatifs et sportifs. Les municipalités suivent le mouvement en mettant en place une organisation de mieux en mieux structurée et en investissant des budgets de plus en plus importants. Alors que Montréal reçoit les Jeux olympiques en 1976, l'État profite de la conjoncture favorable et guide davantage le développement du sport. Il soutient également les organismes du milieu associatif, dans lesquels il trouve un moyen efficace pour atteindre des objectifs sociaux jugés d'intérêt public, soit l'éducation et la formation de la personne.

Au terme d'une vaste consultation populaire, le gouvernement publie, à la fin des années 70, le Livre blanc sur le loisir. C'est la première véritable politique québécoise en matière de loisir, qui vise l'harmonisation des actions des milieux associatif, municipal, scolaire et gouvernemental dans ce domaine. Il suscite la création du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche et celui de la Régie de la sécurité dans les sports du Québec.

Depuis 1994, des changements au sein du gouvernement ont amené le transfert de la mission en matière de loisir et de sport au ministère des Affaires municipales et, plus récemment, au ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse. Le transfert des responsabilités en matière de loisir culturel et de loisir scientifique est alors fait au ministère de la Culture et des Communications. Au cours de la période d'assainissement des finances publiques, la contribution financière de l'État est touchée dans les domaines récréatifs et sportifs.

Tendances dans les attitudes et les pratiques des activités de loisir des Québécois

Le temps libre quotidien des Québécois s'est accru de 30 minutes entre 1986 et 1992 pour atteindre près de 6 h 15. Les activités de loisir préférées demeurent, dans l'ordre, les activités physiques et sportives, les activités de plein air, l'écoute des médias et les activités sociales. L'intérêt croissant qui est porté, depuis les années 70, aux activités dites "douces" de loisir (telles que la randonnée, l'observation de la nature, le jardinage, la visite de musées, la fréquentation d'une bibliothèque, la promenade à bicyclette et la natation) se maintient et l'on prévoit qu'il s'accentuera dans l'avenir.

Une organisation sur mesure : un défi!

Dès les années 60, les personnes handicapées se sont ralliées, au niveau local, pour pallier les lacunes à la pratique du loisir; des organismes facilitent l'accès aux loisirs aux personnes ayant une incapacité visuelle depuis les années 70. Ces associations locales se sont regroupées pour constituer l'une des 16 associations régionales (ARLPH) qui couvrent maintenant toutes les régions du Québec. En 1979, l'Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées (AQLPH) était créée pour assurer la concertation et l'harmonisation des actions, la force de représentation et pour faire valoir le droit à la pratique du loisir par les personnes ayant une incapacité. Les organismes membres du réseau conservent la responsabilité d'organiser des activités de loisir auprès des personnes handicapées et bénéficient d'une certaine visibilité grâce à la présentation de leur fiche détaillée dans les répertoires des activités de loisirs régionaux.

Les associations régionales ont leurs particularités. Il y a trois associations régionales en Montérégie : le Sud-Ouest, le Richelieu-Yamaska et la Rive-Sud de Montréal. L'ARLPHIM (Île de Montréal) et d'autres organismes ont fondé en 1986 une corporation sans but lucratif, nommée Handidactis, qui offre des stages de formation à l'accueil des personnes handicapées.

À l'avenir, le soutien en matière de loisir et de sport assuré par le MSSS s'organisera autour d'une nouvelle structure composée d'unités régionales de loisir. Le nouveau cadre d'intervention du ministère prévoit que les ARLPH demeureront fonctionnelles jusqu'à la présente année, alors que ces dernières négocient leur existence parallèle à cette nouvelle structure. L'incertitude entoure l'avenir de la représentation des besoins des personnes handicapées dans les plans de développement de cette structure qui englobe la variété des besoins des Québécois. L'ARLPH offre de l'information et de l'assistance dans les demandes pour le Programme d'accompagnement en loisir pour les personnes vivant avec un handicap, qui est maintenant orienté vers l'aide aux organismes. Ce programme était sous la responsabilité de l'OPHQ jusqu'en 1997.

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DES RESSOURCES ET DE LA DOCUMENTATION

Par Francine Baril

Depuis 1979, Kéroul est le nom qui représente le tourisme pour les personnes handicapées du Québec. Il publie annuellement un répertoire des endroits les mieux aménagés pour les voyageurs ayant des incapacités physiques, incluant l'accessibilité à des lieux de diffusion de la culture.

La lecture est l'activité culturelle préférée des Québécois. Un réseau spécialisé de production (dynamique mais insuffisant) et de diffusion du livre adapté s'est développé au cours des années au Québec. Les collections de La Magnétothèque (livres parlés) et celles de la bibliothèque de l'Institut Nazareth et Louis-Braille (livres parlés et livres en braille) devraient éventuellement être regroupées comme le réclament les usagers depuis plusieurs années. Le projet de la Grande bibliothèque du Québec est une occasion exceptionnelle d'accueillir ce projet de guichet unique du livre adapté.

Malgré l'importance reconnue du loisir et du sport et, bien que l'État admette qu'il lui incombe de veiller à ce que les besoins particuliers de toutes les catégories de la population soient considérés, le domaine est tout de même peu documenté.

L'Enquête sur la santé et les limitations d'activités de Statistique Canada publiée en 1990 décrit un peu la nature et l'étendue de la participation des personnes ayant une incapacité visuelle à des activités de loisir. Les auteurs (Noreau, G. et al., 1995) laissaient entendre qu'ils écrivaient la première étude canadienne sur les facteurs influençant le type d'activités pratiquées par les personnes ayant une déficience physique. Quelques intervenants de l'INLB ont toutefois réalisé, lors de leurs activités scolaires, des projets de recherche sur le loisir pratiqué par les personnes ayant une incapacité visuelle.

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BILAN DE LA SITUATION DES LOISIRS CHEZ NOTRE CLIENTÈLE

Par Pierre Rondeau

Une étude exhaustive de la situation des loisirs auprès de notre clientèle exigerait des moyens hors de notre portée. Le présent bilan découle néanmoins de données très pertinentes et provenant de deux sources principales : les comités de pairs et les usagers par le biais d'un sondage. Le sondage n'ayant pas eu le succès escompté, les comités de pairs demeurent la principale source d'information. Vous trouverez malgré tout un résumé du sondage en deuxième partie de ce texte.

L'analyse de la situation des loisirs chez les personnes ayant une déficience visuelle nous oblige, d'entrée de jeu, à faire des nuances. Une première variable à considérer dans l'évaluation de la situation des loisirs fait référence à l'âge. En effet, les activités de loisirs diffèrent considérablement selon que l'on considère les personnes âgées, les adultes ou les enfants. La notion de loisirs est également très vaste et la situation peut varier selon la définition qu'on lui donne : loisirs individuels ou de groupe, actifs ou passifs, aspect culturel, notion de plaisir, etc. De plus, la pratique des loisirs varie selon la situation socio-économique et les caractéristiques personnelles dont le degré de vision et la présence d'une incapacité associée.

Il y a cependant consensus sur le fait que les loisirs répondent à un besoin, indépendamment de la clientèle. Chez les tout-petits, le jeu fait partie intégrante du développement. La musique, l'écoute de livres sur cassettes et les sports sont appréciés par les enfants. Pour les jeunes, les loisirs jouent un rôle considérable dans le développement psychosocial en général et de l'estime de soi en particulier. On souligne le rôle d'organismes comme la Fondation des aveugles qui permettent aux jeunes handicapés visuels de pratiquer différents sports avec d'autres qui vivent des problématiques semblables. La compétition y est par conséquent plus saine. Cela leur permet aussi de se créer un réseau social. La situation est cependant moins positive dans le contexte scolaire régulier. En effet, on déplore le peu d'efforts faits par le milieu scolaire régulier afin d'adapter les jeux et activités sportives pour les jeunes ayant une déficience visuelle. Quoi qu'il en soit, la pratique d'activités de loisirs avec des pairs voyants ne semble pas être un problème pour les adolescents ayant une déficience visuelle. En effet, selon un sondage récemment mené à l'INLB, 80% de nos usagers adolescents (sans incapacités associées) affirment pratiquer des activités de loisirs et dans la grande majorité des cas, ils le font avec des amis voyants. L'étude ne précise pas cependant le type de loisirs pratiqués.

En ce qui concerne les adultes et les personnes âgées, les loisirs sont perçus comme visant à occuper les temps libres et comme une façon de se relaxer. Il semble toutefois que la personne handicapée ait tendance à se retrancher derrière des loisirs qui se pratiquent seul : couture, tricot, menuiserie, peinture. Parmi les activités préférées de cette clientèle, on mentionne notamment le livre parlé, le bingo, l'écoute des émissions de télévision, les mots cachés, le bricolage et l'Internet. La lecture est souvent un loisir apprécié mais qui est très affecté par la déficience visuelle. On rapporte cependant que parmi notre clientèle, 75% des personnes âgées de plus de 70 ans font partie d'une association de loisirs ou pratiquent des activités de loisirs au sein de leur milieu familial.

Le phénomène d'isolement dans la pratique des loisirs se présente également chez les plus jeunes qui, dans certains cas, sont davantage portés à utiliser l'ordinateur (Internet et jeux). Le développement du bavardage électronique (clavardage ou "chatting") brouille quelque peu les cartes puisqu'il s'agit à la fois d'une activité sociale mais effectuée en solitaire face à son ordinateur.

Certains avancent que les personnes handicapées visuelles sont mieux acceptées au sein de leur famille pour des activités de loisirs que dans des groupes qui méconnaissent cette forme de handicap. Ils expliquent cette situation par le fait que les personnes se perçoivent comme un fardeau pour les personnes voyantes qui les accompagnent. De plus, les réactions des autres face à leurs incapacités peuvent les blesser considérablement surtout dans le cas d'une perte de vision récente. Le facteur "compétition" viendrait ajouter à ce malaise et contribuerait au choix d'un loisir solitaire.

D'autres soulignent que la situation varie selon l'âge chronologique et l'âge d'apparition de la déficience visuelle. Les adultes, en général, préféreraient les loisirs avec des voyants alors que ceux avec une déficience visuelle de naissance opteraient plutôt pour des partenaires de loisirs non voyants. Chez les aînés, la situation est moins claire, certains préfèrent des loisirs avec des voyants et d'autres avec des non voyants. Il ne semble pas y avoir de préférence quant au choix d'un groupe en fonction de la nature de celui-ci. Le choix sera plutôt en fonction de la nature du loisir et des centres d'intérêts. Il est également important de tenir compte des exigences visuelles de certaines activités de loisirs. En effet, pour la personne âgée, récemment handicapée visuelle, il y a un deuil à faire de certains loisirs trop exigeants visuellement. Les aides optiques ne peuvent, en effet, répondre à tous les besoins à ce niveau.

Comme vous êtes en mesure de le constater, les échanges provenant des comités de pairs ont permis d'avoir des points de vue très instructifs.

Afin d'avoir le point de vue des usagers sur la question des loisirs, nous avons par ailleurs initié un sondage. En effet, sollicités par le biais du journal parlé et du Carrefour, les usagers pouvaient répondre à quatre questions sur une boîte vocale réservée à cet effet. Malgré un taux de réponse plutôt faible (9 usagers) nous vous présentons les résultats. Ceux-ci n'ont aucune valeur scientifique et ne doivent pas être considérés comme représentatifs de la réalité de l'ensemble des personnes avec une déficience visuelle.

  1. L'âge des répondants variait de 38 à 76 ans. Une forte majorité (66%) avait plus de 65 ans.
  2. Les répondants disent pratiquer entre 2 et 10 activités de loisirs. La moyenne est de 4.75 activités.
  3. Les répondants plus jeunes mentionnent plus souvent des activités sportives comme le vélo tandem ou le ski de fond alors que les personnes de plus de 65 ans ont tendance à énumérer plus d'activités récréatives comme les échecs ou les cartes.
  4. La natation semble être une activité pratiquée par plusieurs indépendamment de l'âge. En effet, 3 personnes sur 9 y font référence.
  5. La plupart (6 sur 9) ont effectué de façon autonome leur démarche pour s'intégrer dans des activités de loisirs. Ce sont surtout les amis qui ont aidé ceux qui ont demandé de l'aide.
  6. La grande majorité (7 sur 9) ne croit pas que la pratique d'activités de loisirs entre personnes handicapées visuelles représente une forme de ghetto. Une personne signale que de se retrouver entre personnes handicapées visuelles permet des loisirs à leur rythme sans se faire bousculer. À l'inverse une autre dit que cela ne permet pas d'être avec des personnes voyantes.

La situation des loisirs est un sujet fort vaste et nous n'avons pas la prétention de le couvrir entièrement dans ce journal. Nous espérons seulement que nous aurons contribué à susciter la réflexion en rassemblant de l'information sur le sujet.

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LES FACTEURS INFLUANÇANT L'INTÉGRATION À DES ACTIVITÉS DE LOISIRS

Par Line Lemay

Facteurs défavorables

Nous constatons en premier lieu qu'un des principaux facteurs limitatifs à la pratique d'activités est relatif à la condition physique, soit la santé, la déficience visuelle, ou une incapacité associée. Conséquemment, la notion d'accessibilité aura toute son importance en fonction du lieu de résidence, des trajets à effectuer, ainsi que la disponibilité d'un transport (régulier ou adapté). Les conditions climatiques saisonnières s'ajoutent aux éléments d'accessibilité et motivent ou non les sorties. Ces facteurs créent de l'isolement et ne permettent pas à la personne de sortir à sa "guise". Les conditions financières peuvent également influencer la pratique d'activités.

On note, de façon générale, que les milieux réguliers de loisirs sont peu ou pas ouverts voire réticents à l'accueil d'une personne présentant une déficience visuelle, soit par manque de connaissances et de sensibilisation face au handicap, soit par préjugés face aux capacités des personnes handicapées. Il y a donc malaise et peu d'assistance apportée à la personne intégrée. On observe que l'exclusion de la personne vient le plus souvent des autres participants (surtout chez la clientèle âgée) qui ne souhaitent pas utiliser le matériel adapté et/ou modifier les façons de faire. Il semble que les activités que l'on retrouve en milieu régulier soient planifiées pour une clientèle voyante et qu'elles requièrent trop d'adaptations pour les non-voyants.

Il est souligné qu'il n'est pas toujours possible d'obtenir un accompagnateur régulier qui offrira assistance au besoin. Par ce manque de suivi et d'encadrement, la personne handicapée visuelle perd intérêt et démissionne. Un autre facteur important jouant en faveur de l'abandon d'une activité est la notion de compétition qui est souvent vécue en milieu régulier. Il est difficile d'atteindre un niveau de compétence équivalent aux pairs voyants. Les dimensions psychologique et personnelle de notre clientèle influencent la pratique d'activités. Des variables extérieures telles que l'incompréhension des pairs face à leur déficience, les réactions, les commentaires et les jugements défavorables sont des facteurs blessants et de ce fait déstabilisants. Ces variables provoquent l'arrêt d'activités. On doit relancer les personnes ayant une déficience visuelle, les encourager à poursuivre les activités et parfois les convaincre qu'il est possible de pratiquer un loisir malgré leur condition visuelle. Chez les enfants, il est rapporté que l'intégration est parfois difficile compte tenu du niveau de maturité du jeune et qu'il y a peu "d'apprivoisement" aux loisirs pour cette clientèle.

Facteurs favorables

L'ensemble des facteurs favorables à l'intégration aux loisirs peut être regroupé en trois grandes catégories : sensibilisation, accessibilité et soutien/accompagnement. L'intégration réussie d'une personne ayant une déficience visuelle exige au préalable une étape de sensibilisation. Cette sensibilisation peut être effectuée auprès des milieux de loisirs mais également dans certains milieux de vie comme les centres d'accueil. Elle permet de donner de l'information pertinente, de partager des expériences antérieures d'intégration et ainsi de préparer le milieu hôte à accepter des personnes présentant des incapacités.

Il faut également sensibiliser la personne concernée aux activités possibles dans sa communauté et en faire la promotion. On doit cependant tenir compte des intérêts actuels et antérieurs de la personne bien que l'on puisse également favoriser le développement de nouveaux intérêts en tenant compte de la personnalité et de la motivation de la personne. Il est primordial d'amener la personne à avoir des attitudes réalistes en fonction de ses capacités. Cette forme de sensibilisation peut être amorcée très tôt chez le jeune enfant. En effet, plus l'enfant sera incité à pratiquer différentes formes de loisirs, plus il développera le goût de participer à des activités de loisirs. Le degré d'implication d'un jeune peut représenter un excellent "élément prédictif" de sa future intégration dans la société en général.

L'accessibilité s'avère également un facteur sous-jacent à bon nombre d'activités de loisirs. L'accès à du matériel adapté, à du transport et à des activités à proximité est souvent déterminant pour l'implication de la personne ayant une déficience visuelle dans des activités de loisirs. Le facteur accessibilité est étroitement relié à celui du soutien et de l'accompagnement. C'est pourquoi l'appui de la famille, de la communauté et des professionnels de la réadaptation est considéré comme un élément crucial pour la réussite de l'intégration aux loisirs.

La présence d'un aidant naturel représente une des formes de soutien et d'accompagnement aux loisirs. On souligne cependant l'importance que les aidants aient des qualités et des attitudes positives en général et vis-à-vis de la déficience visuelle en particulier.

On souligne également le rôle important que peuvent jouer les groupes de loisirs spécialisés ou des organismes pour personnes ayant une déficience visuelle dans la découverte de nouvelles activités récréatives ou sportives. La pratique ou l'observation de plusieurs activités de loisirs permet à la personne de découvrir ses goûts et aptitudes et de choisir plus judicieusement celles qui lui conviennent.

La participation à un groupe d'entraide dans la communauté est également considérée comme une porte d'entrée pouvant mener à la pratique de loisirs.

Comme nous pouvons le constater, les facteurs énumérés peuvent être favorables ou défavorables selon qu'ils influencent positivement ou négativement la pratique d'activités de loisirs. Il revient à tous de faire en sorte que les facteurs favorables prédominent, particulièrement en ce qui concerne les aspects psychosociaux. Nos meilleures armes demeurent l'information et le soutien.

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PERCEPTION DE NOTRE TÂCHE EN TANT QU'INTERVENANT FACE AUX LOISIRS DE NOTRE CLIENTÈLE

Par Jocelyne Meunier

De façon unanime, les intervenants de l'INLB s'entendent pour dire que notre intervention dans le domaine du loisir doit être considérée comme toute autre intervention qui tend à informer ou à compenser certaines incapacités rencontrées par notre clientèle. Par conséquent, l'évaluation et l'intervention d'adaptation-réadaptation en loisir ferait partie intégrante de notre mandat et cela depuis plusieurs années. Les principaux rôles des intervenants de l'INLB seraient les suivants :

  • évaluation, sensibilisation et formation des organismes de loisir ;
  • évaluation des besoins de la clientèle ;
  • information sur les ressources de loisirs réguliers et adaptés ;
  • support à l'intégration et accompagnement temporaire des usagers dans les sports réguliers ou par un groupe d'entraide ;
  • production de matériel adapté.

Qu'en est-il cependant dans la réalité de nos interventions? Le loisir occupe-t-il la même importance selon la discipline impliquée ou selon la clientèle à laquelle nous nous adressons?

Une revue littéraire de documents officiels de l'INLB, tels que les rapports annuels, permet de constater qu'on ne fait pas systématiquement référence aux loisirs comme champs d'activités. On constate cependant que les loisirs sont de plus en plus considérés et mentionnés comme une habitude de vie au même titre que les déplacements et la nutrition. En effet, dans le projet des futurs feuillets d'information sur chacun des programmes de l'INLB, le mot loisir est clairement identifié pour les services disponibles au niveau de l'autonomie dans l'ensemble des habitudes de vie. De même, une section loisir est présente dans le Bottin des ressources d'Inforéadapt et recense 65 fiches dont 11 exclusivement pour les personnes handicapées visuelles.

Stratégies d'intervention

L'implication des intervenants de l'INLB étant une chose bien acquise, jusqu'où et comment doit-on s'impliquer? Dans un premier temps, notre intervention devrait permettre d'évaluer :

  • l'importance du loisir pour la personne ;
  • le désir et la motivation à poursuivre ou à pratiquer un loisir ;
  • le type de loisir souhaité : individuel ou de groupe, passif ou actif, culturel ou sportif, régulier ou adapté ;
  • la fréquence souhaitée pour la pratique de ce loisir ;
  • les moyens financiers disponibles ;
  • la possibilité de soutien et d'accompagnement du réseau naturel ;
  • l'implication souhaitée de l'INLB : information, référence, sensibilisation du milieu, accompagnement.

En tout temps, notre intervention doit se faire dans le respect de la personne eu égard à son âge, à son rythme, à ses expériences antérieures et aux ressources disponibles. Nous devons également nous rappeler que notre rôle premier, en réadaptation, est de promouvoir l'autonomie selon les capacités de la personne. Nous devrions donc appuyer la demande de l'usager, le stimuler, le supporter dans sa démarche, mais éviter de tout faire à sa place; autrement dit "enseigner à l'usager comment pêcher plutôt que de lui donner du poisson".

Toutes disciplines confondues, nous concluons que l'intervention touchant le loisir stimule l'apprentissage car le but visé touche la notion de plaisir comparativement à des obligations reliées à des études ou un travail. Les spécialistes en orientation et mobilité notent que l'apprentissage d'un trajet semble facilité si le but ultime est l'accès à un loisir. Il en va de même en communication informatique où l'on mentionne que l'utilisation de l'ordinateur dans les loisirs est un moyen d'augmenter la motivation, de développer des habiletés transférables pour les études et le travail. On ajoute que les intervenants doivent se servir des besoins et des intérêts de la personne afin de développer ses habiletés concernant par exemple l'importation de sons et d'images, l'utilisation des dictionnaires ou encyclopédies, la lecture du courrier électronique, ou la participation à des forums de discussion. De plus, ils conviennent qu'il leur revient de développer des stratégies d'utilisation du matériel adapté dans les jeux.

Tel que mentionné par nos psychologues, nos interventions doivent fournir des moyens pour que les gens soient moins sensibles et déstabilisés face aux réactions négatives de leur entourage ainsi qu'aux frustrations découlant de la pratique d'un loisir en milieu régulier.

Conclusion et pistes de réflexion

Les loisirs sont de plus en plus considérés comme une habitude de vie au même titre que d'autres. Les interventions visant un plus grand accès aux loisirs ne relèvent pas d'une discipline en particulier et concernent tous les intervenants. Cette situation particulière s'avère une arme à double tranchant. N'étant pas la spécialité d'une discipline en particulier, les loisirs sont l'affaire à la fois de tous et de personne.

On peut également s'interroger sur l'importance relative du loisir dans le processus de réadaptation. Comme nous avons pu le constater, le loisir est souvent une activité solitaire pour bon nombre d'usager. Les effets de l'absence de loisirs sont plus subtils que l'absence de moyens pour se déplacer ou se nourrir, mais non moins néfastes. Sur cette base, voici quelques questions pour poursuivre la réflexion.

  • Jusqu'où devons-nous faire la promotion du soutien à l'intégration des loisirs à la clientèle et aux organismes collaborateurs? Sommes-nous en mesure de supporter les répercussions de l'offre et de la demande?
  • Sommes-nous prêts à inclure les loisirs dans nos plans d'interventions au même titre que les autres besoins et à y accorder le temps nécessaire?
  • Du point de vue de la gestion des listes d'attente dans un même service, une demande relative au loisir de la part d'un usager peut-elle être traitée de façon aussi prioritaire qu'un besoin découlant d'un projet d'intégration aux études ou au travail de la part d'un autre usager ?
  • Doit-on sensibiliser la Régie de l'assurance-maladie du Québec aux besoins de la clientèle afin que le loisir soit reconnu dans le décret de la RAMQ pour l'attribution d'aides adaptées au même titre que les études, le travail et la gestion des affaires personnelles? Quel en serait l'impact sur notre pratique?
  • Devrions-nous, en collaboration avec les organismes de promotion, faire des recommandations auprès des services de transport adapté afin que l'importance du loisir soit reconnue?
  • À l'instar d'autres établissements de réadaptation, l'INLB devrait-il s'affilier à l'association régionale pour les loisirs des personnes handicapées (ARLPH)?

Est-ce que ces questions trouverons écho au sein des équipes? Est-ce que la pratique des intervenants sera influencée par cette réflexion? Y aura-t-il des retombées concrètes dans l'organisation des services ? Voici autant de questions auxquelles il nous appartient de répondre en tant qu'intervenants et gestionnaires.

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Bibliographie

Association des aveugles de la Rive-Sud (AARS). Bulletin de l'association. Janvier-février 2000.

Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées (Page consultée le 25 avril 2000). AQLPH : le réseau québécois pour le loisir des personnes handicapées, [En ligne].

Association régionale pour le loisir des personnes handicapées de l'île de Montréal. (1999). Répertoire des activités de loisirs offertes aux personnes handicapées, 1999-2000. Montréal : Auteur. 90 p.

Beauregard, R., & Boucher, F. (1992). Loisirs et jeux pour adultes. Longueuil : Auteurs. 23 p.

Canada. Statistique Canada. (1990). La cécité et la déficience visuelle au Canada. Ottawa : Ministère des Approvisionnements et Services Canada. 78 p. (Enquête sur la santé et les limitations d'activités).

Canada. Statistique Canada. (1991). Loisirs et habitudes de vie des personnes ayant une incapacité au Canada. Ottawa : Ministère des Approvisionnements et Services Canada. 87 p. (Enquête sur la santé et les limitations d'activités)

Fondation des aveugles du Québec. Activités pour les enfants handicapés visuels, été 2000.

Ministère des Affaires municipales. (1997). Pour un partenariat renouvelé : cadre d'intervention gouvernementale en matière de loisir et de sport. Québec : Auteur. 28 p.

Noreau, G., et al. (1995). Indicateurs du niveau de pratique de loisirs et éléments normatifs d'intégration en loisir chez la personne ayant une déficience physique. Propos de réadaptation, 12(1), 48-54.

Ouellet, C., & Pageau, N. (1990). Le loisir chez les aînés. Longueuil : Auteurs. 21 p.

Ouellet, M., & Tremblay, S. (1992). L'intégration aux loisirs et à la culture. Longueuil : Auteurs. 14 p.

Trépanier, S., & Hébert, A. (1998). Les activités sociales, les sports, les loisirs et la culture. Dans Office des personnes handicapées du Québec (Éd.), Le Québec et l'intégration sociale des personnes handicapées : état de situation multisectoriel (pp.9.1-9.28). Drummondville : Office des personnes handicapées du Québec; adresse URL : /Bilan

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NOUVELLES DES PROGRAMME

BIBLIOTHÈQUE ET ADAPTATION DE L'INFORMATION EN MÉDIAS SUBSTITUTS

Déménagement

Par Paul-Henri Buteau

Nous vous informons que depuis le 29 février dernier, le secteur Adaptation de l'information en médias substituts a déménagé ses activités dans un édifice adjacent à celui du Complexe Saint-Charles, soit le rez-de-chaussée du 955 rue d'Assigny, bureau 131. Notre numéro de téléphone demeure inchangé et il vous est toujours possible de vous présenter à nos locaux en utilisant le réseau de passerelles en provenance de la Station de métro Longueuil. Pour ce faire, il vous suffit d'emprunter la passerelle qui vous conduit de l'édifice Port-de-mer à l'édifice d'Assigny.

Les abonnés des revues Carrefour et Fouinard constatent sans doute certains délais de livraison pour ce qui est des numéros de mars et d'avril. Ces délais sont occasionnés par un bris d'équipement. Cependant, tous les numéros seront produits et nous vous assurons que tous les moyens sont pris afin de retrouver le rythme régulier de production.

AU MUSÉE DU QUÉBEC LA COLLABORATION FAIT DU BRUIT

Communiqué de presse

Québec, le 24 mai 2000 C Le Musée du Québec a procédé au lancement de deux activités reliant une même cause soit : l'exposition Toucher pour voir : la sculpture en pierre pour les personnes non-voyantes et malvoyantes et la Semaine québécoise des personnes handicapées. Une collaboration qui fait du bruit et suscite un grand intérêt.

Le Musée du Québec innove en créant une exposition pour les personnes ayant une déficience visuelle dont les textes explicatifs des oeuvres sont transcrits en braille. La conception de l'exposition invite le visiteur à explorer avec les mains, les textures et les formes qui distinguent les sculptures les unes des autres. L'exposition sera présentée jusqu'au 21 avril 2001.

Les Mecs Comiques, porte-parole de la Semaine québécoise des personnes handicapées, qui se tiendra du 1er au 7 juin, étaient aussi présents parmi les invités pour expliquer les raisons qui les ont incités à soutenir cette cause. Ils véhiculeront un message capital Ensemble tout le monde y gagne, afin de sensibiliser la population et les différents paliers gouvernementaux aux obstacles reliés à la vie d'une personne handicapée.

Cette collaboration donne un coup d'envoi au message de sensibilisation Ensemble... on peut y arriver pour que Tout le monde y gagne!

Renseignement : Mme Joanne Trudel

Musée du Québec

(418) 644-6460, poste 5522

Nouveautés des collections

Par Paul-Henri Buteau

Deux catalogues cassettes sont maintenant offerts aux abonnés de la collection sonore. Un catalogue Adulte et un catalogue Jeunesse peuvent être obtenus par une simple requête, écrite ou téléphonique, transmise au personnel de la Bibliothèque. Également, nous vous indiquons que nous procédons présentement au transfert sur format quatre pistes de l'ancienne collection deux pistes de l'INLB. Il s'agit de la collection Renaissance qui contient déjà près de cent titres conformes au format quatre pistes et comprend les meilleurs ouvrages enregistrés au cours des années soixante-dix et quatre-vingt.

Grâce à une collaboration avec nos partenaires, l'INCA-Division du Québec et le RAAMM, les nouveautés de la collection braille et de la collection sonore sont maintenant annoncées mensuellement dans les journaux sonores de ces deux organismes. Ceux-ci sont accessibles : en semaine à compter de 17 h jusqu'au lendemain matin avant les heures de bureau ainsi qu'en tout temps la fin de semaine et lors des congés fériés. Vous pouvez joindre l'Audiophone de l'Institut national canadien pour les aveugles au : (514) 934-4622 ou sans frais au 1 800 465-4622 et le Publiphone du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain au : (514) 277-4401. De plus, le Publiphone est accessible sans frais par l'Institut Nazareth et Louis-Braille au : 1 800 361-7063 en composant le poste 447.

Stand d'information : "Le livre... et moi" à la Bibliothèque de Québec

Par Linda Laberge et Paul-Henri Buteau

Les 25 et 26 mars derniers, l'Institut Nazareth et Louis-Braille en collaboration avec la Bibliothèque de Québec, l'Institut de réadaptation de Québec et l'Institut national canadien pour les aveugles - Division du Québec, tenait un stand d'information portant sur la production et la diffusion du livre adapté destiné aux personnes ayant une déficience visuelle. L'événement avait lieu à proximité de l'atrium de la succursale Gabrielle-Roy à la Bibliothèque de Québec. Un communiqué de presse rédigé par l'INLB de concert avec la Bibliothèque de Québec et l'IRDPQ, de même que des annonces parues dans le quotidien Le Soleil et une émission radiophonique locale de Radio-Canada informaient la population de cette activité.

Destiné au large public, aux intervenants oeuvrant dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la culture, de même qu'aux personnes ayant une déficience visuelle, le stand est un concept original de sensibilisation et de promotion du livre adapté. Il fut présenté la première fois au Salon du Livre à Montréal en novembre dernier. Outre une mosaïque photographique illustrant les modes de production et de diffusion du livre adapté, on y a exposé notamment quelques ouvrages disponibles en médias substituts (braille et sonore) à la Bibliothèque de l'INLB. Trois appareils de lecture adaptés y ont aussi été exposés : un pour les livres enregistrés en format numérique et deux pour les livres en format analogique. Un des livres en format analogique était placé à l'intérieur d'un ourson en peluche destiné aux tout-petits.

Les visiteurs pouvaient bénéficier de la présence de quatre personnes-ressources en provenance des organismes partenaires. Celles-ci assuraient l'accueil et une présentation personnalisée selon les questions soulevées. Également, différentes brochures d'information (certaines d'entre elles étaient disponibles en braille et sur cassettes) étaient mises à leur disposition. L'activité a été fort appréciée et plus de 350 personnes de tous les âges, issues de tous les milieux ont fréquenté le stand. Notons que quelque 35 d'entre elles avaient une déficience visuelle; celles-ci étaient particulièrement heureuses de participer à un événement se produisant dans leur région. Ce fut l'occasion pour certains de consulter des réalisations récentes comme "L'américain sans peine" et d'obtenir de l'information sur la collection Renaissance. Au nombre des visiteurs, mentionnons la présence de Mmes Galipeau et Goyette respectivement chargée de projet au Musée du Québec et directrice de la Bibliothèque Gabrielle-Roy. Pour sa part, le public s'est montré intéressé par le matériel braille de même que par le livre numérique adapté. Pour d'autres personnes, cette activité a permis de s'informer sur les possibilités d'oeuvrer à titre de bénévoles auprès de la clientèle résidant dans la région.

Vu le franc succès remporté et l'intérêt manifesté par les visiteurs, il semble tout indiqué de renouveler cette initiative de l'INLB, en impliquant les centres de réadaptation d'autres régions desservant la clientèle handicapée de l'imprimé et en sollicitant la participation d'organismes culturels locaux déjà sensibilisés à l'importance de l'accès à l'information. Il s'avère que de telles activités contribueront à une plus grande visibilité de nos services, renforceront nos liens de coopération et de complémentarité avec les organismes oeuvrant dans le domaine de la santé et des services sociaux, permettront de s'associer avec d'autres partenaires locaux intéressés par la promotion du livre et de la lecture.

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DÉVELOPPEMENT PETITE ENFANCE ET INTÉGRATION SCOLAIRE

Petite nouvelle du programme

Par Claire Savoie

En collaboration avec Mme Denise Trépanier, nous avons produit deux documents, destinés aux parents, portant sur l'intérêt pour la lecture chez l'enfant d'âge préscolaire, non-voyant ou vivant avec une basse vision. Ces documents sont des outils d'information qui suggèrent aux parents des activités soit pour développer l'intérêt pour les images chez l'enfant ayant une basse vision, soit pour développer la motricité fine et tactile chez l'enfant non-voyant. Nous avons fait parvenir nos documents à nos collègues des autres centres. Ces deux documents seront éventuellement déposés au centre de documentation.

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INTÉGRATION ET AUTONOMIE SOCIOPROFESSIONNELLE

Révision de la méthode "Les points magiques"

Par Lise Monette

Depuis février 2000, les intervenants travaillent avec de nouveaux documents pour l'apprentissage du braille intégral. En effet, la méthode utilisée depuis 1996 a été complétée par l'addition d'un certain nombre d'éléments :

  • augmentation d'exercices pratiques (phrases, textes);
  • production des anciens et des nouveaux dessins avec le procédé "Tactile Vision";
  • ajout de symboles employés occasionnellement dans les écrits littéraires (crochets, guillemets anglais, code Antoine, code informatique, etc);
  • création de deux chapitres pour traiter de façon plus élaborée des notions de mise en page (pagination) et les éléments d'un document (pages préliminaires).

De plus, il sera maintenant possible de remettre aux usagers qui complètent l'étude du braille intégral un nouvel outil de référence appelé "guide-synthèse".

Le projet "révision de la méthode Les points magiques" sera terminé avec le dépôt des exercices pour l'apprentissage du braille abrégé et du manuel de l'intervenant.

Les réalisations, dans le cadre de ce projet, sont le fruit d'une collaboration entre plusieurs personnes : les intervenants qui enseignent le braille à INLB, le personnel du secteur Adaptation en médias substituts, les ressources de l'INCA et le coordonnateur de la recherche à l'INLB. Notons également la participation d'un intervenant de l'IRDPQ au projet.

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INTÉGRATION COMMUNAUTAIRE ET SOUTIEN À DOMICILE

Une formation sur mesure

Par Lise Ponton

Le programme Intégration communautaire et soutien à domicile se dote présentement d'une formation sur mesure afin de mieux répondre aux besoins d'une clientèle bien spécifique, c'est-à-dire les personnes âgées. En effet, cette clientèle augmente continuellement en pourcentage et en moyenne d'âge au sein de l'INLB. Cette formation comprend les thèmes suivants : le vieillissement normal, la communication, la relation d'aide, les déficits cognitifs et les troubles de mémoire, les dynamiques au niveau comportemental, un complément sur la mobilité et les déplacements, les besoins nutritionnels et les principales maladies chez les personnes âgées. Au terme de ces huit journées de formation, chaque intervenant(e) se sentira certainement mieux outillé(e) eu égard aux aspects particuliers relatifs à nos aînés. Il est à souligner que cette formation se veut autant pratique que théorique. Aussi, elle vise un enrichissement de nos connaissances en plus de s'attarder à l'aspect relationnel si important dans notre travail. Pour ma part, j'ai été mandatée afin de dispenser le volet "communication" et je crois que cette journée a été profitable à tous!

De plus, M. Robert Riendeau a recueilli sur bande vidéo les informations théoriques de chaque formation. Il sera possible de visionner ce contenu dès septembre 2000. Les cassettes par thème seront disponibles au Centre de documentation de l'INLB.

Grille d'évaluation en Activités de la Vie Quotidienne

Par Michelle Gobeil

La grille d'évaluation utilisée en AVQ a déjà 11 ans. Deux membres de l'équipe, Mme Michelle Gobeil et M. Robert Riendeau, vont profiter du "ménage du printemps" pour lui donner une cure de rajeunissement. L'objectif est de revoir les éléments de programme et de les détailler s'il y a lieu, en fonction des concepts de la CIDIH et, plus près de nous, du PPH (Processus de Production du Handicap). La clientèle concernée est composée des usagers des programmes d'Intégration Communautaire et Soutien à Domicile. La démarche, amorcée l'an dernier, vient donc de redémarrer et sa forme finale n'est pas précisée. Les deux programmes seront consultés durant les travaux, car nous souhaitons réaliser un outil complet d'évaluation qui puisse aussi bien recueillir les besoins en AVQ de la clientèle ciblée que faciliter la rédaction des rapports d'évaluation.

L'informatique au communautaire

Par Robert Deschênes

Depuis le 6 mai 1999, l'ouverture du décret de la RAMQ donne accès à des aides informatiques aux personnes hors du milieu scolaire ou professionnel.

Dans une première phase, ce nouveau volet a été assumé par le programme Développement petite enfance et intégration scolaire, sous la responsabilité de M. Jacques Cloutier. La gestion et l'attribution des aides avaient alors été confiées à M. Alain Plourde, M. Robert Deschênes se concentrant sur l'intervention.

Depuis le 10 janvier, la gestion de ce secteur est assumée directement par Mme Diane Baignée du programme Intégration communautaire et soutien à domicile Montérégie - Est de Montréal. M. Robert Deschênes fait donc partie intégrante de cette équipe et participe également aux réunions de l'équipe de Montréal / Laval. À compter du 4 avril, Mme Martine D'amour se joint elle aussi à l'équipe d'ICSD Montérégie.

Avec l'aide des agents et agentes de réadaptation en déficience visuelle, nous priorisons les demandes. Les usagers isolés recevront des services en tout premier lieu; parmi eux, on compte plusieurs personnes sourdes-aveugles. Ensuite seront desservies les personnes qui comptent utiliser l'ordinateur pour la gestion personnelle de leurs biens. Enfin, nous traiterons les demandes reliées principalement aux loisirs. Nous envisageons également faire de la formation de groupe pour l'apprentissage d'Internet.

Certaines personnes n'ont pas donné suite à leur demande initiale. Nous estimons que, parmi elles, un bon nombre nous reviendra dans un avenir plus ou moins proche, lorsqu'elles auront accès à un équipement informatique.

De nombreux usagers nous demandent de leur fournir des adaptations pour des ordinateurs dont ils ont fait l'acquisition ou auxquels ils ont accès. Nous avons attribué des ordinateurs et des aides périmées à beaucoup moins d'usagers que nous ne l'avions prévu. De plus, contrairement à ce que nous avions anticipé, la demande se concentre sur l'environnement Windows et non sur l'environnement DOS. Nous remarquons également que les usagers souhaitent utiliser Internet et le courrier électronique plutôt que le simple traitement de texte.

L'ampleur des demandes en informatique démontre qu'il ne s'agit pas d'un engouement passager. L'ouverture du décret de la RAMQ donne enfin aux usagers du programme ICSD de nouvelles possibilité d'accès à l'information.

Apprentissage de la lecture chez les personnes présentant une dégénérescence maculaire

Par Jocelyn Loiselle

Selon un groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs, la principale cause de déficience visuelle est la dégénérescence maculaire liée à l'âge. Cette pathologie se développe surtout chez les personnes aînées, la prévalence passant de 0.6 % chez les 55-64 ans à 7.1 % chez les plus de 75 ans.

Cette pathologie entraîne une perte progressive de la vision centrale, zone essentielle de perception des détails. La dégénérescence se traduit par une diminution de l'acuité visuelle, plus ou moins perceptible au début, mais qui crée peu à peu une zone aveugle (scotome) au centre de la vision. Étant donné que la vision centrale n'est plus possible ou grandement diminuée, l'activité de lecture sera nettement affectée. Signalons que cette incapacité est celle qui est souvent identifiée dans les recherches portant sur cette pathologie visuelle ou dans nos évaluations initiales.

Il devient donc important que nous puissions proposer à nos usagers des stratégies d'intervention qui permettent de maximiser l'utilisation de leur résidu visuel, avec ou sans aides visuelles, en situation de lecture.

Il serait donc pertinent de compiler et d'expérimenter les meilleures stratégies d'intervention qui permettent d'améliorer le rendement de lecture, pour les personnes qui présentent une dégénérescence maculaire.

Ces stratégies seraient décrites dans un programme d'apprentissage qui pourrait être remis aux usagers lors de leur évaluation initiale en optométrie ou lors d'un suivi par un intervenant.

Projets techniques

Par Michelle Gobeil

Deux projets techniques seront mis en branle ce printemps par Mme Michelle Gobeil. Dans les deux cas, l'optométriste Mme Sophie Côté sera consultée afin de préciser les données utiles.

Les Télé-horaires : Dans le premier cas, il s'agit de réaliser une étude comparative des divers Télé-Horaires offerts aux téléspectateurs, afin de recommander les formats les plus accessibles visuellement à nos usagers.

Réflectomètres : Le deuxième projet vise à comparer l'accessibilité visuelle des réflectomètres (appareils de mesure de la glycémie) dans le but d'en faire la recommandation aux usagers concernés.

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DIRECTION DES SERVICES PROFESSIONNELS ET DE RÉADAPTATION

Bâtir demain ensemble

Par Rosaire Bourbeau

L'action bénévole : un coup de main qui fait du bien

Le 4 mai dernier se tenait à l'INLB une activité de reconnaissance à l'intention de tous nos bénévoles qui donnent de leur temps pour apporter leur contribution dans différents secteurs de notre organisation.

À la suite de l'allocution du directeur général, M. Gabriel Collard, et du président du conseil d'administration, M. Richard Lavigne, Mme Nicole Chevalier s'est adressée à l'assemblée pour remercier chacun des participants.

"Je profite de cette rencontre pour dire un gros merci à nos bénévoles. L'action bénévole, c'est faire un choix personnel et assumer un engagement volontaire et réfléchi, axé sur le progrès d'une collectivité et le mieux-être de ceux qui la constituent."

Que font nos bénévoles à l'INLB ?

Mentionnons tout d'abord la présence de quelques-uns des membres du conseil d'administration et du comité des usagers. Nous considérons ces membres comme des bénévoles très impliqués au sein de l'organisation de l'INLB.

Voici un échantillonnage de ce qui s'est accompli durant la dernière année par ces 115 personnes.

  1. Lecture sur magnétophone
  2. Lecture auprès d'un bénéficiaire hospitalisé
  3. Lecture de courrier
  4. Téléphone d'amitié
  5. Divers accompagnements
  6. Transport d'aides
  7. Transport d'intervenants
  8. Numérisation de livres ou documents
  9. Encodage
  10. Transcription de livres d'enfants en braille grâce au dymo
  11. Assistance aux devoirs d'un élève
  12. Évaluation des bobines sonores pour la collection Renaissance (300 titres, 5 bobines par titre : donc 15 000 bobines environ à écouter)
  13. Bottins téléphoniques en caractères agrandis (une trentaine)
  14. Assistance auprès d'intervenants (Horaire, révision finale de documents, formulaires, etc.)
  15. Divers travaux manuels : couture, fabrication de visières, index de bottin téléphonique, menuiserie, réparation de magnétophone, adaptation de jeux électroniques, jeux en bois, jeux en plastique, adaptation de cartes de bingo, fabrication de 620 sacs de 30 jetons pour le bingo, etc.

Nous ne pouvons évaluer, en nombre d'heures précises, ce que ces personnes ont si généreusement donné; mais, chose certaine, sans elles le monde qui nous entoure serait moins joyeux.

Je profite de cette occasion pour souligner tout le travail de gestion et d'encadrement que Mme Nicole Chevalier a su réaliser avec brio depuis maintenant trois ans. C'est essentiellement avec son apport et sa contribution que le volet des activités bénévoles de l'INLB a connu un développement sans précédent dans toutes les sphères de notre organisation. Je ne pourrais terminer sans mentionner toute son implication telle que sa participation à une formation en 1997 dispensée par l'Action bénévole Montréal, et à une autre d'une durée d'une fin de semaine intensive en 1999 concernant "La gestion d'un service bénévole".

Pour votre collaboration avec tous nos programmes, je vous dit MERCI!

Et je vous souhaite, Madame, de très belles vacances bien méritées.

Avec elle, et tous les autres bénévoles, c'est vraiment UN COUP DE MAIN QUI FAIT DU BIEN!

Pour vous aider dans vos recherches

Par Rita Senécal

La plupart d'entre nous connaissons quelques ressources de loisirs adaptés comme la Magnétothèque, l'ASAM, les Hiboux de Montréal, l'AARS. Mais d'autres associations de loisirs peuvent également répondre aux besoins de notre clientèle. Le Bottin de ressources d'Inforéadapt recense 63 fiches sous le thème loisir dont 11 exclusivement pour les personnes ayant une déficience visuelle. Vous pouvez y accéder de la façon suivante :

  1. Taper a (gestion des dossiers) puis appuyer sur la touche retour ou enter
  2. Taper j (bottin des ressources) puis appuyer sur la touche retour ou enter
  3. Taper r (requête) puis appuyer sur la touche F9
  4. Appuyer sur la touche retour ou enter
  5. Taper loisir puis appuyer sur la touche F9 (La fenêtre 2 choix de tri apparaît avec Par Nom en surbrillance)
  6. Appuyer sur la touche F9 (Sous la barre menu, on peut lire Permet de visualiser la première fiche)
  7. Taper v pour consulter la liste; si désiré, sélectionner une fiche en la mettant en surbrillance à l'aide de la touche retour

    Pour connaître les organismes qui desservent un territoire en particulier, procéder comme suit :

  8. Appuyer sur la touche retour après avoir tapé loisir

    Écrire le nom du ou des CLSC concernés (consulter le répertoire des mots-clés du guide de l'utilisateur qui a été remis dans chaque équipe ou service; n'inscrire qu'un mot-clé par ligne) puis appuyer sur la touche F9 (la fenêtre 2 choix de tri apparaît avec Par Nom en surbrillance)

  9. Appuyer sur la touche F9 pour confirmer le choix (Sous la barre menu, on peut lire Permet de visualiser la première fiche)
  10. Taper v pour consulter la liste
  11. Appuyer sur la touche retour ou enter pour consulter la liste; si désiré, sélectionner une fiche en la mettant en surbrillance à l'aide de la touche retour

    Pour imprimer la liste :

  12. Appuyer sur la touche F9 pour revenir à l'écran précédent,
  13. Taper i pour imprimer. Sur le menu apparaît la forme détaillée ou brève. La liste détaillée permet d'imprimer toutes les informations contenues sur la fiche des organismes, tandis que la liste brève indique uniquement le nom des organismes, le numéro de téléphone et leur sigle.
  14. Pour la liste brève : taper b puis appuyer sur F9 pour accéder à la fenêtre Sélection d'imprimante. Appuyer le numéro de l'imprimante désirée ou sur 0 pour avoir accès à la liste des imprimantes; puis déplacer le curseur vis à vis l'imprimante désirée à l'aide de la touche retour. Faire F9 pour débuter l'impression.
  15. Pour la liste détaillée : taper d dans la fenêtre impression, taper t pour impression : de toutes les fiches, suivi de retour pour déplacer le curseur vis à vis de toutes les informations, puis taper o pour oui et F9 pour avoir accès à la fenêtre Sélection d'imprimante. Appuyer sur le numéro de l'imprimante désirée ou sur 0 pour avoir accès à la liste des imprimantes, puis déplacer le curseur vis à vis l'imprimante désirée à l'aide de la touche retour. Faire F9 pour débuter l'impression.

Nous vous rappelons que le programme Soutien professionnel compte sur la collaboration de tous et chacun pour enrichir et mettre à jour notre Bottin de ressources. Des fiches vierges sont disponibles dans chacun des programmes ou au bureau de Mme Rita Senécal.

Les simulateurs de vision

Par Rita Senécal

OYEZ! OYEZ! Les simulateurs de vision de l'AER sont arrivés. Il s'agit d'un nouveau concept qui permettrait une simulation, plus réaliste, des différentes pathologies oculaires. Fait intéressant : nous avons également un article qui décrit comment construire ces simulateurs. Vous êtes donc invités à les emprunter, soit individuellement soit par équipe, afin d'en faire l'essai. Vos commentaires seront appréciés.

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RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT

Par Pierre Rondeau

Comité d'éthique de la recherche

Le comité est maintenant formé et a tenu sa première rencontre le 1er mai dernier. Voici la composition et la représentation du comité :

  • Mme Sonya Audy : Une personne spécialisée en éthique
  • Mme Delphine Roigt : Une personne spécialisée en droit
  • M. Mario Boulet : Une personne qui provient des groupes utilisant les services de l'établissement
  • Mme Carmen Fontaine
  • et M. Stéphane Mc Duff : Deux personnes ayant une vaste connaissance des méthodes ou des domaines de recherche

Le comité sera chargé d'approuver tout projet qui implique une forme d'expérimentation auprès des usagers. Les sondages, questionnaires, interventions dans le cadre d'un projet sont considérés comme étant des formes d'expérimentation.

Comité de coordination de la recherche

Le comité de coordination de la recherche poursuit ses travaux avec un changement au niveau de sa composition. En effet, depuis mars dernier, Mme Pascale Dussault représente les usagers, en remplacement de M. Pierre Ferland. Nous tenons à remercier M. Ferland pour sa contribution qui fut courte mais appréciée.

Depuis la dernière publication, le comité s'est réuni à deux reprises, soit en janvier et en avril. De plus, une réunion spéciale par conférence téléphonique a eu lieu au mois de mars. Ces réunions ont permis l'attribution de soutien financier à deux nouveaux projets :

  • Développement d'outils de support à la formation en informatique adaptée.

M. Jean-Marie D'Amour, ARDV communication informatique.

  • Validation d'un protocole d'apprentissage des notions relatives à l'utilisation d'un ordinateur, à l'aide de logiciels éducatifs, chez les enfants aveugles non initiés à l'informatique. Mme Jacynthe Boulé, ARDV communication informatique.

De plus, lors de sa dernière réunion, le comité a étudié un document visant à définir ses règles de fonctionnement. Ce document comprend notamment la programmation qui permet de définir les différents types de projets pouvant être recevables, leurs critères et les modalités de fonctionnement. Vous serez bientôt informés de cette programmation.

Participation à des congrès

C'est avec satisfaction que nous avons reçu les résultats de l'étude des propositions de communication au 5e Congrès de la réadaptation en déficience physique. En effet, le comité scientifique à retenu sept de nos propositions, ce qui s'avère très satisfaisant. Voici le nom des conférenciers retenus ainsi que le thème de leur présentation.

  • M. Pierre Ferland : Le livre numérique
  • Mme Agathe Ratelle et Mme R. Dion (IRD) : Surdi-cécité, audiologie et O&M
  • Mme Guylaine Cataford, M. Robert Riendeau, Mme Diane Baignée : Groupe d'entraide
  • Mme Carole Guillemette, M. Louis Adam, M. Richard Lavigne : Partenariat et employabilité
  • Mme Marie-Josée Sénécal : Adaptation française du Minnesota Reading Test
  • Mme Jacynthe Daviault : Sports, loisirs et guide voyants
  • Mme Hélène Guérette et Mme Carole Zabihaylo : Programme de formation en mobilité
  • Mme Christiane Hamel : Marionnettes géantes

Bravo à toutes ces personnes. Grâce à elles, nous sommes assurés que l'INLB sera bien représenté lors de cet événement.

Notons également que Mme Hélène Guérette et Mme Carole Zabihaylo participeront, à titre de conférencières, à la 10e conférence internationale en mobilité qui se tiendra en août prochain au Royaume-Uni. Elles y présenteront le même contenu qu'au 5e Congrès de la réadaptation. Elles ont également proposé leur communication au congrès annuel du chapitre du Nord-Est de l'AER qui se tiendra à Westford au Massachusetts dès l'automne. Il en est de même pour Mme Agathe Ratelle et Mme Rachel Dion de l'IRD.

Toujours en ce qui concerne la participation à des congrès, soulignons que l'équipe du programme Intégration et autonomie socioprofessionnelle a soumis quatre propositions de communication au congrès international du Conseil Canadien de la Réadaptation et du Travail qui se tiendra à Montréal en juin 2001.

Notons finalement que Mme Agathe Ratelle et Mme Carole Zabihaylo ont fait une présentation concernant les signaux sonores, lors d'un congrès portant sur le transport routier dans la ville de Québec (AQTR) au printemps. Elles s'apprêtent à la refaire dans le cadre d'un congrès canadien (ATC) à Edmonton dès l'automne.

Journée clinique à l'INLB

Lors de leur dernière réunion, les membres du conseil multidisciplinaire ont proposé d'organiser une journée clinique en novembre prochain. Le contenu de cette journée sera élaboré, entre autres, à partir des conférences de l'INLB proposées pour le 5e Congrès de la réadaptation en déficience physique, qui se tiendra au mois d'octobre.

Recherche en cours

Suite à l'acquisition de chartes lumineuses (ETDRS), le projet de recherche portant sur la validation du VF-12 pourra être élargi au programme Intégration communautaire et soutien à domicile - Siège social. Rappelons qu'il s'agit d'une recherche multi-centrique visant à valider un questionnaire de vision fonctionnelle afin de mesurer les changements post-réadaptation chez une population de plus de 50 ans.

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Dernière mise à jour de cette page :  21 juin 2000


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

Au Québec, le nombre de jeunes handicapés visuels âgés de 5 à 21 ans est estimé, dans certains programmes gouvernementaux, à 5135 individus.

TyphloPensée

« La vie est une aveugle qui tient l'homme en laisse. »

Georges Perros

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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