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LE BULLETIN E-ACCES - NUMÉRO 44, AOÛT 2003.

Quatre cannes blanches.

Vendredi 15 décembre 2017 à 01:17:29 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'un afficheur braille et un clavier d'ordinateur.
Un poste de travail informatique adapté utilisant l'afficheur braille du PACmate en position de travail sous un clavier d'ordinateur.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / LE BULLETIN E-ACCES - NUMÉRO 44, AOÛT 2003.

1 septembre 2003

La lettre d'information e-mail sur l'accès aux technologies pour aveugles et malvoyants. (www.headstar.com/eab).

RECTIFICATIF: NOTRE NUMERO DE JUILLET.

Dans notre numéro de juillet, nous avons publié un article sous le titre 'Une action légale qui pourrait en déclencher bien d'autres,' sur les recours juridiques contre l'inaccessibilité des sites. Nous avons indiqué par erreur que la commission Droits et handicaps (DRC) était impliquée dans cette démarche. En fait, cette action est entreprise par des particuliers soutenus par le seul RNIB. Nous présentons nos excuses à la Commission pour cette erreur.

TABLE DES MATIÈRES

SECTION 1: NOUVELLES.

DES SERVICES "DE FAIBLE QUALITÉ" POUR LES UTILISATEURS DE TECHNOLOGIES ADAPTÉES.

Beaucoup de produits adaptés aux handicapés visuels, tels les lecteurs d'écran, sont peu fiables et rendent de piètres services à leurs utilisateurs. c'est la conclusion publiée la semaine dernière de la plus grande enquête jamais menée au Royaume-Uni sur l'accessibilité des sites.

Helen Petrie, qui est professeur d'ergonomie informatique à la City University de Londres, dirige le grand programme de recherché pour le compte de la Commission Droits et handicaps (DRC). Elle est à la tête d'une équipe chargée de tests, qui utilise toute une gamme de matériels adaptés.

"J'ai été frappée par la faiblesse des services rendus par la technologie adaptée," nous a-t-elle déclaré lors d'un rapport d'étape.

Les produits de technologie adaptée sont souvent trop complexes pour les besoins des usagers et sont bien souvent source de pannes. Ils n'ont pas la stabilité qu'on pourrait en attendre. Les handicapés visuels qui ont mené les tests ont trouvé qu'il était particulièrement malaisé de remplir des formulaires en utilisant un lecteur d'écran, nous a-t-elle dit. "Il faut concentrer trop d'attention sur la technologie proprement dite, au détriment de la tâche à réaliser."

Lors de réunions thématiques tenues dans le cadre des programmes de recherche, le groupe a discuté longtemps des problèmes que posaient les technologies adaptées. Helen Petrie déclare avoir été étonnée des réponses des usagers auxquels on demandait comment fonctionnaient les technologies.

"Je crois que nous allons recommander aux personnes qui travaillent dans ce domaine de concevoir pour l'accès au web une gamme entière de systèmes allant du plus simple au plus complexe," nous dit-elle.

Steven Beesley, chef de projet pour la DRC, souhaite faire pression sur les fournisseurs de technologie adaptée afin qu'ils améliorent leurs produits. Toutes les conclusions de cette recherche seront publiées en fin d'année.

NOTE: Pour un compte-rendu complet de ce rapport d'étape, voir en section 3 de ce numéro l'article sous le titre : 'N'en dites pas de mal'.

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Les règles de passation des marchés informatiques restent sous le coude.

Nous avons appris qu'une tentative pour édicter des règles de développement de logiciel adapté à l'usage de tous les grands organismes pourrait être mise en échec à moins que le RNIB ne trouve un associé qui souhaiterait la prendre en charge au delà de la phase de conception. La plupart des grands organismes commandent le développement de quantités considérables de logiciels nouveaux ou conçu sur mesure pour les assister dans leur travail ou améliorer leur rendement interne. L'association veut s'assurer, que la plus grande part possible, d'une telle activité est accessible en développant une ligne d'action que n'importe quelle organisation pourrait adapter. Elle commencera par réviser sa propre pratique de choix de fournisseurs de logiciels, mais cherchera vivement à engager un associé qui l'aidera à développer cette politique et s'assurera qu'elle est largement applicable.

"Nous avons besoin d'un grand service public ou d'un gros employeur," dit le chef de projet Ruth Loebl. Si des partenariats ne sont pas conclus, le risque existe que beaucoup d'organismes créent leurs propres règles indépendamment, ce qui signifiera que les réalisateurs de logiciel devront appliquer différents critères à différents clients. Ceci ne peut seulement conduire qu'à minimiser les enjeux, et augmenter le coût des logiciels. L'apparente incapacité des clients à s'accorder sur les ingrédients qui constituent l'accessibilité battrait sûrement en brèche les principes que nous essayons de promouvoir."

Cependant Loebl a indiqué que, jusqu'ici, elle n'avait reçu qu'un appui verbal de trois partenaires potentiels : le service du travail et des pensions, le bureau e-Envoy, et le forum des employeurs (www.employers-forum.co.uk). D'autres organismes pourraient être de bons partenaires comme la BBC et de grandes institutions financières, a-t-elle dit.

Le RNIB a mis sur écrit ses réflexions sur les passages de marché de logiciel et suggère que les règles d'accessibilité se composent de deux parties : un ensemble concis de normes juridiques et d'un recueil d'instructions plus élaboré. L'association avertit que le fait de ne pas incorporer dans les passages de marché l'accessibilité risque d'ouvrir une brèche dans la loi sur la non discrimination des personnes handicapées.

Le RNIB a bâti ses propositions à partir de trois ressources existantes : une liste de contrôle d'accessibilité des logiciels accessibles élaborée par IBM (fastlink.headstar.com/ibm1), la section 508 de la loi américaine de réhabilitation (www.section508.gov) et les directives de l'Autorité nationale irlandaise pour les handicapés (www.accessit.nda.ie/guidelineindex_4.html). Afin de s'assurer qu'une grande majorité d'handicapés est sensible à cette politique, le texte a été envoyé aux associations Mencap, Scope, au RNID, à l'association britannique de Dyslexie, et à AbilityNet pour recueillir leurs commentaires.

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L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR EST PEU PRESSÉ DE PROFITER D'UNE OFFRE DE LOGICIELS.

Pas plus d'un tiers des établissements supérieurs britanniques n'ont tiré parti du logiciel gratuit servant à tester l'accessibilité de leurs sites web, selon EduServ (www.eduserv.ac.uk), l'association nationale de formation aux nouvelles technologies qui est à l'origine de ce nouveau programme. Selon les termes d'un accord global négocié par EduServ, les 750 établissements supérieurs britanniques se sont vu accorder un droit d'utilisation gratuite pour toute la gamme LIFT de produits de mise en accessibilité que crée la société américaine UsableNet (voir www.usablenet.com/products_services). Ces produits visent à améliorer pour les déficients visuels l'accessibilité des contenus et des fonctions de navigation. Dans ce cadre, les établissements sont autorisés à utiliser des versions de LIFT compatibles avec les progiciels de conception de sites Dreamweaver et FrontPage, ou LIFT en ligne (www.usablenet.com/frontend/demoform.jsp). Chacun se verra accorder un tarif avantageux pour l'utilisation de plus d'un produit et pourrait ainsi économiser jusqu'à 8000 livres en droits d'exploitation. L'économie totale, tous établissements confondus, pourrait se chiffrer en millions de livres.

"À ce jour, 200 licences ont été prises, et nous tenons à ce que davantage de personnes profitent de l'occasion" dit Stephen Butcher, de EduServ. "Nous avons organisé plusieurs ateliers avant les vacances d'été, et il apparaît que tout le monde n'a pas la même conscience de l'importance de l'enjeu."

Les pressions se font plus fortes sur les établissements pour qu'ils améliorent l'accessibilité de leurs sites web parce que la loi SENDa (Special Educational Needs and Disability Act - fastlink.headstar.com/senda1) entre en vigueur cet automne avec de nouvelles normes pour l'assistance aux étudiants.

Une bonne réaction à cette initiative pourrait conduire à inclure d'autres produits de test dans le projet. Selon la recherche récente, il est conseillé de tester les sites web avec une combinaison de produits au lieu de se fier à une seule solution comme LIFT (voir notre numéro 42, de Juin 2003).

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LANCEMENT EN AUTOMNE DE LECTEURS D'ÉCRAN POUR TÉLÉPHONE PORTABLE

Cet automne les deux principaux concurrents sur le marché de la synthèse vocale pour téléphone portable - Mobile Accessibility et TALKS - intensifieront leur concurrence avec de nouveaux produits par un éventail plus large de téléphones et d'aides numériques portatifs (PDAs).

La technologie adaptée pour les téléphones portables développée par les espagnols (www.mobileaccessibility.com s'adapte actuellement aux téléphones de Nokia en utilisant le système d'exploitation de la série 60 de Symbian. L'application ? développée par la société Code Factory en partenariat avec l'association nationale des aveugles espagnols (ONCE) - permet la vocalisation de diverses fonctionnalités du téléphone comme les textes des messages écrits, la liste de numéros de téléphone, les réveils, une batterie et un moniteur de force de signal.

Cette technologie adaptée aux téléphones portables prévue pour l'automne est destinée à s'étendre à quatre autres plate-formes comprenant le smartphone de SPV qui emploie Microsoft Windows. En attendant le système allemand TALKS (anciennement TALX - voyez www.talx.de/index_e.htquam - est arrivé au Royaume-Uni en janvier quand Vodafone Grande Bretagne et le RNIB ont lancé un téléphone parlant basé sur le Nokia 9210i Communicator ? un téléphone portable hybride PDa (voir le bulletin d'E-Accès, n° 36, décembre 2002). TALKS est un lecteur d'écran qui permet une sortie vocale de tout l'affichage figurant sur un téléphone portable. TALKS est prêt à prendre place dès septembre sur le marché du téléphone portable adapté quand il lancera un lecteur d'écran pour téléphone qui utilise le système d'exploitation de la série 60 de Symbian.

Selon un porte-parole de TALKS le nouveau système coûtera environ 150 livres, juste 20 livres de plus que l'application de Mobile Accessibility. TALKS indique que ses produits de lecture d'écran offrent plus de souplesse que les solutions de Mobile Accessibility, en donnant accès à des centaines d'applications développées pour les nouveaux téléphones. Cependant, Mobile Accessibility, a indiqué qu'il était prêt à consolider sa position de leader sur le marché de la série 60, en lançant avant la fin de l'année une version mise à jour avec les versions vocales en danois, hollandais et norvégien.

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NOUVELLES BRÈVES.

DE NOUVELLES ARÈNES:

Deux forums de discussion en ligne à l'usage des personnes qu'intéressent les questions d'accessibilité viennent d'être activés ces dernières semaines. Le premier est inclus dans le site 'WebProWorld', géré par l'éditeur en informatique iEntry: www.webproworld.com/viewforum.php?f=12 et l'autre appartient à Accessify, base en ligne sur l'information accessible : www.accessifyforum.com.

DES MATHS ET DES MYTHES:

Un professeur de mathématiques aveugle vient de fonder un groupe sur messagerie pour en finir avec certains mythes concernant les maths et la cécité. La liste 'BlindMath' aidera ses membres à partager des informations sur les textes accessibles, les programmes graphiques tactiles et sonores et les techniques à l'usage des enseignants aveugles: www.smartgroups.com/groups/blindmath.

20/20 DE VISION:

XX/20 VIEW, la grande conférence britannique organisée par et pour les enseignants des enfants et adolescents souffrant de déficience visuelle se tiendra les 9 et 10 octobre à l'Université de Birmingham. Cet événement est organisé par la section enseignants de l'association sur la cécité VIEW. Pour plus de détails : ecs.kay.wrench@oldham.gov.uk.

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SECTION 2: 'La BOÎTE POSTALE' LES LECTEURS NOUS ÉCRIVENT.

- Nous vous prions d'adresser vos contributions à inbox@headstar.com

LES SIGNALEMENTS DE RADIO:

Dans le dernier numéro Peter Petersen nous posait une question pour sa mère qui vit en Nouvelle Zélande et qui a une faible vue pour trouver des stations de radio sur Internet.

Allan Thomas, technicien de Clarity Transcription Services à Hull, répond: "Je ne suis pas sûr qu'il existe des logiciels ou des programmes qui chercheraient sur Internet des stations de radio. Cependant, vous pourriez jeter un coup d'oeil sur les sites consacrés aux stations de radio sur Internet telle que Mike's Radio World (www.mikesradioworld.com). Sur ce site, vous pouvez choisir parmi plusieurs milliers de stations de radio, et vous pouvez même télécharger les lecteurs de radio dont vous avez besoin."

Et un autre de nos lecteurs, Prabal Basak, pose une question sur le même sujet "Je voudrais en savoir plus sur les radios numériques: comment elles travaillent, , et comment on peut les capter." Y a-t-il des lecteurs qui pourraient nous donner des informations sur des sites Internet consacrés aux radios numériques? [Les réponses sont à envoyer à l'adresse suivante inbox@headstar.com].

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DES LEÇONS D'ESPAGNOL:

Nous venons de recevoir quelques offres de renseignements et d'assistance. Elles concernent de notre correspondante Jane Sellers, qui est entrée en contact avec nous le mois dernier pour savoir s'il existait de bonnes cassettes ou ressources d'autre nature pour l'aider à apprendre l'espagnol.

Judy Haswell, de la bibliothèque de la Royal New Zealand Foundation for the Blind à Auckland lui conseille de regarder le cours de Linguaphone 'All Talk' en pur audio-oral, qui existe sur CD ou sur cassette audio. Il coûte quelque 50 livres pour le niveau débutant ou le niveau perfectionnement, ou 90 livres pour les deux niveaux combinés. Linguaphone est joignable au numéro 0800 282 417 ou sur le site : www.linguaphone.com.

John Coggans de l'Ontario nous écrit pour sa part: "La Hadley School for the Blind à l'adresse 700 Elm St, Winnetka, Illinois 60093, US (www.hadley-school.org) propose un cours d'anglais oral sur Braille et sur bande magnétique. La version magnétique offre le matériel de cours disponible en Braille avec en plus une aide à la prononciation. Elle se présente comme un guide de la langue parlée plutôt que comme un cours de grammaire détaillé, de sorte qu'il n'y a par exemple aucune liste des conjugaisons."

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DES ORDINATEURS ET DES SUCCÈS:

Susan White, du Shropshire County Council (administration du comté du Shropshire, Ouest de l'Angleterre), nous écrit : "J'ai lu avec un vif intérêt les nouvelles que vous avez diffusées le mois dernier sur les montages d'ordinateurs adaptés aux amblyopes et leur permettant un apprentissage aux nouvelles techniques informatiques (voir notre numéro de juillet, article 7).

"Chez nous dans le Shropshire, le Disability Consortium, association locale de handicapés (www.shropshiredisability.org) offre depuis deux ans des formations aux amblyopes. Cette offre s'adresse maintenant à tous les types de handicapés. Elles sont organisées par le Learning and Skills Council (Conseil pour la formation professionnelle.

"Les logiciels accessibles des bibliothèques du Shropshire sur des ordinateurs financés par le People's Network project (www.peoplesnetwork.gov.uk), programme d'équipement des bibliothèques en accès Internet, sont identiques et visent aussi à donner accès aux formations à toutes les personnes qui n'ont pas les moyens ou ne souhaitent pas acquérir les logiciels. Les formations se tiendront dans les locaux des bibliothèques les jours de fermeture afin de réduire le temps de trajet des handicapés. Ceci est le résultat d'un accord de partenariat entre les bibliothèque set le Disability Consortium."

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SECTION 3: La RECHERCHE - L'ACCES AU WEB.

N'EN MEDITES PAS

par Mel Poluck mel@headstar.com.

"Si vous espérez trouver des tonnes de résultats à fort impact polémique, je crains que vous soyez déçus ? nous voulons identifier le mauvais travail, pas les mauvais travailleurs."

C'est en ces termes que s'est exprimée la semaine dernière Helen Petrie, professeur d'ergonomie informatique de l'école d'informatique de la City University (www-hcid.soi.city.ac.uk), lors d'une communication sur l'enquête qui est actuellement menée pour le compte de la commission Droits et handicaps (DRC - www.drc-gb.org).

Cette enquête qui, selon Helen Petrie, est "au milieu du gué" a pour titre "une étude en profondeur de l'accessibilité au web au Royaume-Uni aujourd'hui. Elle passera en revue les sites web de 1000 organismes pris au hasard, publics et privés, et testera l'application des normes d'accessibilité. En outre, un groupe de 50 handicapés participera à des tests en profondeur d'un échantillon de ces sites (voir Bulletin e-accès, numéro 40, Avril 2003).

Comme H. Petrie a tenu à le préciser, le rapport final ne nommera pas les sites de mauvaise qualité. Il espère plutôt créer une conscience sur l'accessibilité en décrivant de façon détaillée des exemples de bonnes démarches et en créant des ressources permettant aux divers organismes de mesurer l'accessibilité de leur site. Le but recherché n'est toutefois pas de créer un nouvel ensemble de normes ou un nouvel organe de normalisation, nous précise-t-elle.

Steven Beesley du DRC, chef de projet, nous déclare: "Nous voulons travailler avec les gens. Nous aimerions aider, conseiller, concilier plutôt que de travailler au bulldozer ."

Au début de l'enquête, on a donné à un groupe de sociétés sous anonymat un questionnaire à échelle leur demandant de situer le niveau d'importance des questions d'accessibilité La question : "Votre société s'intéresse-t-elle à l'accessibilité au web ? " a donné des résultats décevants, avec un taux de réponses faible et un manque de prise de conscience chez celles qui ont répondu. En conséquence, l'équipe chargée de l'enquête émettra des recommandations pour améliorer la formation. On pressera les organismes comme la British Computer Society de rendre plus largement accessibles les formations à l'accessibilité, finit-elle.

On a aussi demandé aux personnes interrogées s'ils trouvaient faciles ou utiles les directives internationales de la Web Accessibility Initiative (WAI - www.w3.org/WAI/Resources), considérées comme norme par toute la branche professionnelle. On a été surpris de constater que les directives, plus récentes, du RNIB (fastlink.headstar.com/rnib1) sont plus fréquemment utilisées que les directives WAI. Une personne interrogée nous a déclaré : "Il est toujours difficile de comprendre ce que veulent dire en bon anglais certains textes de la WAI ou certains textes gouvernementaux que nous avons trouvé verbeux et bureaucratiques." H. Petrie pense que son équipe fera des recommandations à WAI pour tenir compte de ce type de remarques. Une autre enfin a déclaré que les directives WAI étaient difficiles à suivre et qu'elle aimerait avoir recours à une procédure d'audit recommandée. Réaction d'Helen Petrie "voilà une bien brillante idée.. Affaire à suivre. " L'équipe chargée du test, neuf aveugles et huit amblyopes, est arrivée, en utilisant une nouvelle méthode automatisée, au terme des vérifications d'accessibilité des pages d'accueil d'un millier de sites web répartis en cinq catégories comme les sites gouvernementaux ou les sites consacrés aux loisirs. Sur cet échantillon, 100 sites qui ont bien passé les tests ont été sélectionnés pour une analyse plus fine qui est à moitié terminée. Les testeurs, qui diffèrent tant par leur handicap que leurs connaissances de l'informatique et des technologies adaptées, sont filmés quand ils participent à des sessions consistant à exécuter une tâche, comme remplir un bordereau (particulièrement ardu pour des handicapés visuels selon l'équipe de chercheurs)ou mener des recherches simples.

"Très vite, on a découvert que les images des pages web sont rarement pourvus de textes descriptifs et que ceux qui existent sont insuffisants, nous déclare H. Petrie. IL faut que ces légendes fassent partie du travail éditorial au lieu d'être laissée à l'initiative des personnes chargées de mettre en œuvre les directives."

Une autre découverte est que la technologie visant à aider les handicapés ne fonctionne pas toujours correctement. "Il est très facile de rejeter toute la faute sur le web mais j'ai été frappée par la faiblesse de l'aide procurée par les technologies adaptées" nous dit encore H. Petrie. Elle fait particulièrement allusion à l'inefficacité des lecteurs d'écran et aux fréquents plantages qu'ils causent et affirme que son équipe transmettra des recommandations particulières aux fabricants des technologies adaptées.

Toutes les conclusions figureront dans un rapport de la DRC qui sortira fin 2003. De façon générale, les sociétés faisant l'objet des tests ne seront pas citées nommément, bien que les 100 meilleures recevront des informations sur les résultats des tests et que des prix soient décernées aux dix meilleures.

La création d'un site de conseils et de modèles pourrait aussi suivre cette étude. H. Petrie et S. Beesley pensent recommander des ressources et des créateurs de sites en étayant leurs conseils par des exemples et des prototypes.

"C'est la communauté des créateurs de sites qui doit relever le défi," conclut H. Petrie. "Si vous faites tester votre site par des utilisateurs de technologie adaptée, il sera d'utilisation plus simple pour tous : voilà le véritable argument commercial dont nous disposons."

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SECTION 4: OPINION - E-EGALITE.

UN RÊVE a CONSTRUIRE

par Andres Crespo andres.crespo@londonconnects.org.uk.

Dans les années 1960 Martin Luther King a fait un rêve dans lequel les enfants noirs et blancs joueraient ensemble. Mes propres réalisations n'atteindront peut-être pas le niveau de celles du Dr King mais je me réserve le droit de rêver moi aussi à ma manière.

La nuit dernière, j'ai fait un rêve.

J'ai rêvé d'un terrain de jeu internet dont tous les visiteurs pouvaient profiter des agréments, quelles que soient leurs différences. Un terrain de jeu où tous les participants seraient différents mais égaux en droits et bénéficiaires au même degré. Un espace internet où l'information (et, selon Francis Bacon, l'information, c'est le pouvoir) n'était pas entre les mains des grands, comme dans les siècles passés, mais dans celles de tous. Je me suis levé ce matin pour réfléchir à mon rêve. De nos jours, la législation est abondante et les technologies sont arrivées à maturité. De façon générale, le Freedom Of Information Act oblige à rendre l'information disponible. Le Disability Discrimination Act demande que des services de même niveau soient rendus à tous. Des conférences ne cessent d'haranguer le secteur public et de lui rappeler pour quelles raisons et par quels moyens il doit bâtir ce terrain de jeu paradisiaque dont tout le monde, pas seulement la majorité, recueillerait les fruits.

Pensant à tout cela, j'ai eu la naïveté de croire que la bataille de l'accessibilité était gagnée et je suis allé dans le pub de mon quartier célébrer cette victoire de l'e-égalité. Mon copain Robin était là, à bavarder avec Ken et Dane. Robin est entièrement aveugle, mais il sait pourtant 'voir' mieux que la moyenne, avec son ouïe fine, son odorat développé, son toucher et son très solide bon sens. Ken était un brillant ingénieur qu'une sclérose en plaques à laissé gravement handicapé. Dane réussit bien dans la technologie mais est dyslexique.

Je leur ai parlé de mon rêve triomphal que je jugeais rattrapé par la réalité. En les dévisageant, je n'ai pas pu discerner, à leurs mines dépourvues de sympathie, s'ils étaient furieux ou fâchés tant qu'ils ne m'ont pas fait part de ce qu'eux, handicapés, avaient à dire.

Ken m'a dit que son handicap physique l'empêche d'utiliser une souris, mais que ce n'est pas grave si les concepteurs s'assurent que la navigation est possible en actionnant la touche 'Tab'. Par exemple, la veille encore, il avait visité le site gouvernemental qui fixe les normes techniques de l'échange d'information, 'Govtalk' (www.govtalk.gov.uk) sans pouvoir naviguer dans les informations en menu défilant dès le début de la page d'accueil. On aurait pu résoudre le problème par un lien vers une page contenant les dernières nouvelles contrairement au texte déroulant que toutes les directives connues conseillent d'éviter Robin a expliqué que, dans l'exemple cité par Ken, sa voix de synthèse n'aurait même pas relevé le fait que des nouvelles étaient proposées. Il a dit sa surprise de constater que cette mise en page HTML, déconseillée par toutes les directives connues, avait été utilisée. On aurait évité ces inconvénients en utilisant HTML pour l'affichage des nouvelles et non la solution lourde empruntée à JavaScript.

Dane a reconnu qu'il avait renoncé à utiliser la fonction "Search" de tous les sites officiels car les recherches sont fondées sur des mots-clés entrés par l'usager. Sa dyslexie l'amène à mal orthographier les mots (on ne peut pas passer par les vérificateurs d'orthographe en faisant une recherche, n'est-ce pas ?), et le résultat est toujours: 'Réponse infructueuse'.

On aurait pu facilement éviter cela en utilisant un progiciel de 'knowledge management' ou autorité dotée d'un vocabulaire structuré, au lieu d'un moteur de recherche fondé sur les mots-clés. Le Knowledge management rectifie les fautes de frappes et reconnaît les synonymes lors de la recherche.

Après cette rencontre éclairante, j'ai décidé de me réveiller pour voir quelle odeur avait le café. Les gens que nous révérons comme modèles nous disent "Faites comme je dis, pas comme je fais". Tant que nous ne passerons pas de la loi à son application , la guerre de l'accessibilité continuera.

Et vous, oui, vous, de quel côté êtes-vous ? Etes-vous de ceux qui agissent et parlent peu, ou de ceux qui prêchent et dont les actes contredisent les sermons ? La balle est dans votre camp.

NOTE: Andres Crespo est directeur du partenariat de London Connects (www.londonconnects.org.uk), agence responsable de la livraison électronique des informations officielles à Londres.

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Copyright 2003 Headstar Ltd. www.headstar.com ISSN 1476-6337 (pour l'édition anglaise)

Vous pouvez reproduire le Bulletin intégralement, pourvu que toutes les parties y compris cette notice de copyright soient incluses. Des sections du rapport peuvent être citées, pourvu qu'elles soient clairement identifiées comme " parues dans le Bulletin e-accès, lettre gratuite d'informations mensuelle " , traduction : BPI, et que l'adresse de notre site Web www.e-accessibility.com soit également citée.

PERSONNEL:

La version française est réalisée par Jean Jouffret (BPI, Centre G. Pompidou, Paris) : jean.jouffret@bpi.fr

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Dernière mise à jour de cette page :  1 septembre 2003


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

François Lesieur fut le premier élève de Valentin Haüy en 1784. Mendiant de seize ans et aveugle de presque la naissance, il hantait quotidiennement le porche de l'église de Saint-Germain. Valentin Haüy lui offrit un toit et ses premières leçons. Finalement, après 13 ans de travail acharné, Haüy réalisait une partie de son rêve soit de permettre aux personnes aveugles d'obtenir une instruction au même titre que les autre citoyens de son pays.

TyphloPensée

« (...) personne ne voit des mêmes yeux
ce qui le touche et ce qui ne le touche pas (...) »

La Rochefoucauld (Réflexions diverses)

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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