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Un projet de nouveau Code Braille au Québec : Pour qui? Pourquoi? À quel prix?

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Le Typhlophile / Un projet de nouveau Code Braille au Québec : Pour qui? Pourquoi? À quel prix?

Québec le 19 octobre 2007

AVIS IMPORTANT : À TOUS LES LECTEURS DE BRAILLE : RÉAGISSEZ, IL N’EST PAS TROP TARD

Madame, Monsieur,

Ce document de réflexion vous parvient, car il veut s’adresser à votre côté critique. Cette réflexion est essentielle avant que le Québec fasse des changements majeurs dans le Braille.

Je précise que j’utilise le Braille depuis 55 ans, que je l’ai enseigné pendant 33 ans à la commission scolaire des premières-seigneuries, que je suis PDG de l’une des plus importantes compagnies productrices de Braille pour tous les réseaux scolaires en Amérique du Nord, et que je suis également membre d’un très grand nombre de comités concernant le braille qu’ils soient québécois, canadien, américain ou européen.

Je souhaite partager avec vous mes inquiétudes les plus profondes au sujet de la promotion d’un projet d’un nouveau Code Braille. Ce projet a vu le jour en 2001. Avant même qu’une ébauche de celui-ci ait été présentée aux lecteurs Braille aveugles, en 2003 une tournée de sensibilisation et d’évaluation a eu lieu.

Les promoteurs d’un projet d’un nouveau Code Braille sillonnent le Québec afin de faire la promotion des bienfaits et des avantages de ce dernier. Celui-ci apporterait des changements majeurs dans la transcription de tous les manuels scolaires.

Le ministère de l’Éducation, les 11 et 12 juin dernier, convoquait certaines personnes à une rencontre d’information et de consultation. Suite à celle-ci, M. André Robert du MELS [Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport] nous invitait à donner nos commentaires et à l’informer sur les impacts financiers qu’aurait ce Code, s’il était accepté dans tous les établissements où il serait utilisé.

Répondre à ces deux (2) questions ne résoudrait absolument pas la problématique qu’engendrait l’implantation de ce projet d’un nouveau Code Braille au Québec.

Le Braille est le mode de lecture et d’écriture privilégié des personnes aveugles. Il leur permet l’accès à l’information, à la connaissance, voire même d’accéder très avantageusement aux institutions de haut savoir.

En 2007, forts des résultats obtenus en 2003, les promoteurs du projet du nouveau Code, tous voyants, prétendent, auprès du ministère de l’Éducation, avoir consulté tous les usagers.

Sachons que 3 parties de ce projet de nouveau Code sont maintenant complétées sur lesquelles on veut bien s’appuyer pour imposer ce dernier. Ces 3 parties, truffées d’erreurs, d’imprécisions et d’exemples confus, ont, pour l’instant mis à l’écart l’abrégé Braille qui viendra modifier complètement les règles édictées dans celles-ci. Les promoteurs veulent donc faire accepter leur projet avant même que l’on connaisse l’ampleur des changements. C’est comme si, chez le tailleur, on voulait nous faire acquitter la facture avant même que celui-ci ait pris nos mesures, choisi les tissus, défini les couleurs, etc.

Les changements proposés seraient majeurs. Voici un ensemble de questions pour lesquelles il serait impératif que nous obtenions des réponses dans les plus brefs délais.

Q1 : Est-il normal que des décisions très importantes touchant le mode de lecture et d’écriture privilégié des aveugles, le Braille, soient prises par des non-usagers du Braille?

Cette attitude protectionniste est inacceptable : Les aveugles, utilisateurs quotidiens du Braille, doivent être sur la première ligne de décision concernant tout changement dans leur mode de lecture et d’écriture.

Le CQCB (Comité Québécois de Concertation sur le Braille) est composé de représentants du ministère des Affaires culturelles, du ministère des Affaires sociales (IRDPQ, INLB), du ministère de l’Éducation, des représentants des mouvements associatifs (RAAQ, AQPEHV), ainsi que de l’OPHQ. Seulement 3 représentants sont des usagers de Braille, mais aucun de ces derniers ne provient des réseaux du ministère de l’Éducation.

N’est-ce pas très inquiétant que ces représentants qui, pour plusieurs, se voient remplacés régulièrement, sont ceux qui se prononceront en notre nom?

Q2 : le 7 juin 2001 à Casablanca a été signé un accord de coopération pour une uniformisation du Braille français entre des représentants de l’Afrique, de la Belgique, de la France, du Québec et de la Suisse. D’une part : Qui avait mandaté le CQCB pour signer cet accord? Où étaient les usagers de Braille? Quelles avaient été les consultations faites auprès des usagers qui ont mené à cette signature? Où sont les documents de référence préalables à cette décision?

D’autre part : Depuis le 17 août 2006, suite à un arrêté décrété unilatéralement par la France il n’y a plus d’accord de coopération. (www.sante.gouv.fr/adm/dagpb/bo/2006/06-09/a0090033.htm) (Voir Annexe 2). Donc, ce jour-là le Québec a perdu ainsi tout pouvoir de négociation avec les signataires de cette entente et s’est retrouvé isolé avec son projet d’implantation d’un nouveau Code au Québec.

Considérant qu’un accord est une entente une convention entre des parties, considérant qu’une coopération implique des actions faites en collaboration, comment comprendre que, le 17 août 2006 la France sans attendre l’appui de ses partenaires, a décrété unilatéralement l’acceptation d’un Code incomplet et que le Québec s’entête à vouloir imiter?

L’objectif majeur que l’on retrouve dans le projet d’un nouveau Code est : l’uniformisation des textes Braille à l’intérieur des pays francophones.

Considérant, qu’au niveau éducation, aucun programme scolaire ne soit identique entre le Québec et les pays francophones et, par conséquent qu’aucun livre ni manuel scolaire ne soit échangeable entre eux. Comment expliquer l’urgence et l’importance, de créer et d’implanter un nouveau Code qui n’aurait aucun impact dans les réseaux scolaires? En plus, comment parler d’uniformisation lorsque, d’une part, suite à l’arrêté ministériel du 17 août 2006 la France faisait cavalier seul en appliquant unilatéralement le nouveau Code et que, d’autre part, le Québec s’apprête à reconnaître un Code qui sera utilisé uniquement au Québec et qui s’appellerait : « Code de pratique du braille au Québec ».

Que de confusions en perspective!!! Et surtout, où est donc passé l’objectif d’uniformisation?

Q3 : J’aimerais vous transmettre mes inquiétudes ici concernant le transfert du dossier du Braille à partir du ministère de l’Éducation, et ce, vers l’OPHQ. Pourquoi le MELS (ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport) se décharge-t-il du dossier du Braille en le confiant à l’OPHQ? Ces questions me sont justifiées par les informations qui suivent :

  • a) dans une lettre acheminée à Mme Nicole Trudeau, Ph. D. le 28 août 2006 dernier par la sous-ministre Madame Hélène Tremblay en réponse au dépôt du rapport de recherche de Mme Trudeau, Mme Tremblay affirmait : «le ministère, par l’entremise de la Direction des affaires étudiantes, entend réactiver le comité sur la normalisation du Braille français en éducation, dont les activités ont cessé depuis 2002. »
  • b) dans la revue INFO-RAAQ, volume 28, numéro 1er juin, 2007, page 12, on retrouve au procès-verbal du CQCB (Comité Québécois de Concertation sur le Braille) l’information suivante :

    « a) l’inutilité de remettre en fonction le comité de normalisation sur le Braille au sein du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS)

    À ce sujet, il a été convenu par l’ensemble des partenaires du CQCB qu’il était inutile de reprendre les travaux de ce comité, puisque les partenaires qui s’y retrouvent sont majoritairement représentés au CQCB. De plus, les modalités de participation du CQCB permettent de s’adjoindre des invités pour les travaux jugés à propos. »

Rappelons ici que le comité sur la normalisation du Braille français en éducation du ministère de l’Éducation a cessé ses travaux en 2002 faute de reconduction, celui-ci regroupait très majoritairement des utilisateurs quotidiens aveugles dont l’expertise, la reconnaissance de leur milieu et voire même la moyenne de scolarité qui dépasse 19 ans apportaient, au ministère les conseils d’experts en Braille. Ce comité, de par ses objectifs même, avisait le ministère de l’Éducation, de qui il relevait exclusivement, afin qu’il soit constamment tenu au courant des orientations et du développement des normes utilisées dans ses réseaux.

À moins d’erreur dans notre compréhension, nous réalisons que le ministère de l’Éducation abandonne le développement du Braille entre les mains de l’OPHQ : voilà une source d’inquiétudes très importante.

Q4 : Pourquoi, nulle part, ne retrouve-t-on une évaluation des coûts qu’engendrait le renouvellement des livres scolaires déjà transcrits en Braille et qui ferait l’objet d’une réédition extrêmement coûteuse?

Pour bien comprendre la situation, imaginons, qu’au Québec, on proposerait l’utilisation des chiffres romains, même dans tous les manuels scientifiques, les journaux, les romans, etc., au lieu des chiffres arabes actuellement en vigueur. Pouvons-nous imaginer les coûts qu’engendrait la réimpression de tous les manuels scolaires?

En plus, pourrait-on s’interroger fondamentalement sur les avantages qu’auraient les chiffres romains sur les chiffres arabes.

Il en est de même pour le Braille : entre autres changements majeurs, ce projet impliquerait l’utilisation des chiffres Antoine en supplantant l’utilisation des chiffres Louis Braille utilisés depuis toujours. Demandons-nous pourquoi et quels seraient les avantages (s’il y en a).

Les chiffres Louis Braille sont utilisés par la très grande majorité des pays, y compris le Québec. Seuls la France et quelques autres pays, utilisent les chiffres Antoine. Ce serait de s’isoler et de se marginaliser en acceptant l’utilisation des chiffres Antoine.

Donc, est-il normal qu’un projet de changement de Code aussi important que celui proposé par l’OPHQ ne comporte, aucun budget d’implantation, de diffusion et de formation? Aucun projet, digne de ce nom, n’ignore la réalité des coûts.

Q5 : Considérant que les 5 documents, listés en Annexe 1, ont été reconnus et approuvés par le ministère de l’Éducation, comment expliquer que, à la lecture de la première phrase de l’introduction du projet d’un nouveau Code de transcription en Braille de l’imprimé, il soit écrit : « Ce document remplace les Codes de transcription en Braille des textes imprimés précédemment en vigueur dans les pays concernés par l’Accord de coopération pour une uniformisation du Braille français. »

Si ce document avait été rédigé avec la rigueur attendue, le premier paragraphe de l’introduction se serait lu ainsi : « Ce document intitulé : Code de transcription en braille des textes imprimés, remplace tous les Codes de transcription en Braille précédemment en vigueur dans les pays concernés par l’Accord de coopération pour une uniformisation du Braille français et dont voici les titres… »

Peut-on considérer qu’un projet de 48 pages puisse contenir un contenu aussi précis et aussi scientifiquement rigoureux que celui retrouvé dans les 1065 pages des 5 documents cités ci-haut?

Q6 : Les parties 1, 2 et 3 du projet d’un nouveau Code sont maintenant diffusées par l’OPHQ et le RAAQ. Le ministère de l’Éducation doit se prononcer sous peu sur l’acceptation de ces 3 parties.

On nous apprend que si ces 3 parties étaient acceptées, ce dernier pourrait s’appliquer à la transcription Braille très bientôt.

Considérant que les 3 premières parties, truffées d’erreurs, d’imprécisions et d’exemples confus, ne sont qu’un fragment de l’ensemble du Code, comment, en toute honnêteté, peut-on approuver un projet dont on ne connaît qu’une partie fragmentaire qui n’est qu’un pâle reflet des différents Codes rigoureux déjà approuvés par le ministère de l’Éducation et utilisés avantageusement au Québec?

Considérant que le Braille comporte un très grand nombre d’abréviations et que celles-ci auraient un impact catastrophique en étant utilisées concurremment, à l’intérieur des mêmes textes, avec les chiffres Antoine, comment peut-on accepter immédiatement un projet de nouveau Code qui serait à ce point incomplet et imprécis? Sans en faire une expérimentation rigoureuse avec tous les usagers intéressés.

Q7 : Comment expliquer l’avantage de l’uniformisation du Braille à l’intérieur de la francophonie quand le Québec, au niveau scolaire, est unique par ses programmes et ses manuels scolaires, et que, d’autre part, il est beaucoup plus près, académiquement, des Canadiens anglais et des É.-U. ?

Comment se fait-il que la France et le Québec veuillent tant implanter un nouveau Code de transcription Braille lorsque M. Jean-Marie Cierco, Président de la Commission Européenne sur le Braille m’écrivait : « Le Braille papier est de moins en moins utilisé. La baisse constante et massive de l'emprunt de livres à l'AVH le démontre sans conteste. » ?

Si les aveugles lisent de moins en moins et qu’au niveau scolaire aucun programme éducatif n’engendre l’échange de manuel commun, alors expliquez-moi cette tempête dans un verre d’eau.

Q8 : Comment comprendre que toute la population mondiale des aveugles s’apprête à célébrer le 200e anniversaire de la naissance de Louis Braille et qu’en même temps on accepte des modifications majeures qui ont été proposées par un dénommé Antoine (je ne sais qui) et dont, selon moi nous n’aurons jamais l’occasion de célébrer quoi que ce soit?

Q9 : Comment se fait-il que la majorité des experts Braille aveugles qui faisaient partie du comité sur la normalisation du Braille français en éducation avant 2002, aient été écartés du projet d’un nouveau Code Braille? En plus, pourquoi messieurs Paul-Henri Buteau et Jacques Côté ainsi que madame Nicole Trudeau, Ph.D tous trois, experts de Braille ainsi que concepteurs et réalisateurs des documents identifiés en Annexe 1 par des astérisques: N’aient jamais été invités à faire partie de ce projet ce qui aurait été tout simplement un minimum normal de continuité?

Q10 : Pourquoi le MELS n’a-t-il pas maintenu, depuis 2002, son comité aviseur sur la normalisation du Braille français en éducation? La réponse se retrouverait-elle dans ce qui suit?

L’ensemble des promoteurs du projet d’un nouveau Code Braille étaient membres, jusqu’en 2002, du comité aviseur du ministère de l’Éducation. Ils ont appuyé l’acceptation des cinq documents officiels du MELS.

Dès 2003, ces transfuges ont tourné le dos au ministère de l’Éducation et se sont retrouvés à l’OPHQ pour convaincre cet organisme que les aveugles du Québec avaient besoin d’un nouveau Code.

Q11 : Qu’est-ce qu’un Code : Le dictionnaire Larousse nous dit : « Ensemble des lois et dispositions réglementaires qui régissent une matière déterminée : recueil de ces lois. Ensemble de préceptes qui font loi dans un domaine. »

À qui s’adresserait un nouveau Code Braille : selon moi ce dernier s’adresserait directement aux producteurs, aux transcripteurs, et aux enseignants de Braille.

Considérant que les documents officiels utilisés au Québec répondent à ces définitions et qu’ils permettent de régir l’ensemble des documents Braille au Québec, pourquoi mettre tant d’énergie à vouloir implanter un nouveau Code aussi imparfait qu’inutile?

Q12 : Carrefour Braille est le magazine Braille réalisé et distribué aux lecteurs de Braille par l’Institut Nazareth et Louis-Braille.

Le Petit Larousse définit ainsi : Carrefour : 2. Situation dans laquelle on a le choix entre diverses perspectives. 3. Rencontre organisée en vue d’une confrontation d’idées.

Si Carrefour Braille faisait véritablement la promotion de toutes les idées et de toutes les tendances, pourquoi son directeur censure-t-il les articles à publier lorsque ces derniers, qui concernent le Braille, diffèrent de la ligne de pensée de l’INLB?

Il en est de même pour l’OPHQ : pourquoi cet organisme agit-il de la même façon dans sa revue l’Intégration?

Q13 : Pourquoi le RAAQ (Regroupement des Aveugles et Amblyopes du Québec) qui a comme objectifs la promotion et la défense des droits des personnes aveugles, se refuse-t-il à organiser un ou des forums où tous les usagers de Braille pourraient s’informer, échanger, argumenter et décider?

Je crois ici que nous tous, impliqués dans ces changements en perspective, devons massivement demander aux responsables du RAAQ de faire en sorte que nous puissions nous exprimer et surtout nous prononcer, en toute connaissance de cause, sur ce projet d’un nouveau Code Braille.

En conclusion, contrairement à ce que les promoteurs veulent faire croire, les usagers de Braille n’ont pas besoin qu’on leur facilite la tâche. Nous avons l’intelligence et les connaissances qu’il faut pour se comparer à toute personne voyante.

S’il vous plaît, laissez-nous décider entre nous ce dont nous avons besoin et ce dont nous voulons. Nous vous remercions, vous les promoteurs voyants, de vos efforts et de vos démarches, mais, après avoir pris connaissance des réalités ainsi qu’après avoir répondu à l’ensemble des questions ci-haut mentionnées nous affirmons ne pas avoir besoin de vous.

Si vous partagez mes inquiétudes et mes interrogations, j’apprécierais recevoir vos commentaires aux adresses suivantes :

Enfin, veuillez diffuser ce document à tous ceux et celles qui sont intéressés par le Braille au Québec. Ce texte, en sa version électronique, peut être obtenu, sur demande par courriel; Pour ce faire, veuillez en faire la demande à l’adresse suivante :

Jacques Côté
Courriel : jcote@braillejymico.com
ou par écrit :
4545, 1re Avenue, Québec (Québec) G1H 2S8.

Annexe 1

Code pour la transcription en Braille de l’imprimé (Code de base) tome 1, 2e édition 1996 (326 pages), conception et réalisation : Nicole Trudeau, Ph.D ISBN : 2-550-30216-8

Code pour la transcription en Braille de la notation mathématique, édition 1983 (363 pages), conception et réalisation : Paul-Henri Buteau (cosignataire) édition révisée 2002 conception et réalisation : Huguette Landry, déléguée du ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick ISBN : 2-550-38844-5

Code pour la transcription en Braille de la notation informatique : 3ième édition 1997 (64 pages), conception et réalisation : Pierre Ferland ISBN : 2-550-31393-3

Code pour la transcription en Braille de la notation de la chimie, édition 2002 (159 pages) conception et réalisation : Suzanne Lebrun ISBN : 2-550-39483-6

Les abréviations Braille, édition 1996 (153 pages) conception et réalisation : Jacques Côté. ISBN : 2-550-30215-X

Annexe 2

Arrêté du 17 août 2006 relatif aux normes ayant trait à la présentation et aux différentes codifications du braille utilisées en France

NOR : SANA0630381A

Le ministre de la santé et des solidarités,
Vu l’arrêté du 20 février 1996 créant une commission permanente chargée de la normalisation du braille français ;
Vu la décision de la commission permanente chargée de la normalisation du braille français en date du 5 décembre 2005,

Arrête :

Article 1er

Sont approuvées les normes de transcription et d’adaptation en braille des textes imprimés adoptées par la commission « évolution du braille français » dans sa séance du 5 décembre 2005. Ces normes peuvent être consultées aux annexes électroniques figurant en annexe au présent arrêté.

Article 2

Les textes transcrits ou adaptés en braille à compter du 1er septembre 2007 devront l’être conformément aux normes prévues à l’article 1er. Les organismes qui transcrivent et adaptent en braille des documents imprimés à usage non scolaire veilleront à procurer à leurs lecteurs la liste des quelques caractères nouveaux ou ayant changé de signification par rapport aux pratiques antérieures, et peuvent dès à présent utiliser ces normes.

Article 3

Ces normes seront enseignées aux élèves aveugles et déficients visuels au cours de l’année scolaire 2006-2007.

Article 4

Le directeur général de l’action sociale au ministère de la santé et des solidarités est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Bulletin officiel du ministère de la santé et des solidarités.

Fait à Paris, le 17 août 2006.

Pour le ministre de la santé et des solidarités :
Le directeur général de l’action sociale,
J.-J. Trégoat

ANNEXE

Les nouvelles normes de transcription et d’adaptation en braille sont téléchargeables sur les sites Internet de l’association Valentin Haüy et sur celui de l’Institut national des jeunes aveugles (INJA) aux adresses respectives suivantes :



Dernière mise à jour de cette page :  19 octobre 2007


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

En ce 22 septembre de l'an de grâce 2007. Décès à Montréal de Sœur Thérèse Parent, SGM, à l'âge de 85 ans. Sœur Parent fut la dernière Directrice générale de l'Institut Nazareth, boulevard Crémazie à Montréal, avant la fusion avec l'Institut Louis-Braille, de Longueuil, en juillet 1975 où elle occupa les fonctions de Directrice générale adjointe du nouvel établissement, Institut Nazareth et Louis-Braille sous la direction du Père Wilfrid Laurier CSV.

Saviez-vous que :

En 970 avant Jésus-Christ, l'université Al-Ashar en Égypte a développé un programme d'étude pour les aveugles.

TyphloPensée

« Les préjugés viennent de l'oeil et non du coeur. »

Marquis Quirion

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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