Vous consultez : Le Typhlophile / SEMO horizon-travail - Plein emploi !
Accès au contenu | Accès au au menu | Touches d'accès rapide du site

SEMO horizon-travail - Plein emploi !

Quatre cannes blanches.

Lundi 11 décembre 2017 à 17:55:42 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

Chercher sur le site

Interroger Google

Logo de Google.


Photographie d'une BraillePlace.
L'imprimante braille ou embosseuse BraillePlace, un produit Américain, est un appareil qui permet d'effectuer des impressions braille à gros volume. D'une rapidité approximative de 10 pages minute.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / SEMO horizon-travail - Plein emploi !

28 février 2009

Texte tiré de :
Le Devoir, Cahier spécial,
samedi, 31 janvier 2009

SEMO horizon-travail - Plein emploi !

Emploi-Québec offre aux entreprises des contrats d'intégration
Martine Letarte

Les personnes atteintes d'une déficience considèrent souvent qu'elles n'ont pratiquement aucun avenir professionnel et aucune possibilité d'autonomie financière. Ainsi, elles s'isolent, acquièrent peu d'habiletés sociales et deviennent encore plus négatives en ce qui a trait à leur avenir. C'est pour empêcher les personnes atteintes de limitations visuelles de tomber dans ce cercle vicieux que se bat quotidiennement l'organisme SEMO horizon-travail.

«Nous essayons de mobiliser nos clients pour les amener à sortir de la passivité afin de devenir autonomes financièrement en s'intégrant au marché du travail. On cherche à briser leur isolement, à les amener à se bâtir un réseau social, à leur donner espoir, finalement», indique Luc Labbé, directeur général du SEMO horizon-travail.

Lorsque les intervenants de l'organisme accueillent une personne souffrant d'un handicap visuel qui cherche à s'intégrer au marché du travail, bien souvent, ils se rendent compte que cette personne devra surmonter plusieurs obstacles liés à l'emploi. Étonnamment, souvent, ces obstacles ne sont pas reliés à la déficience visuelle de la personne.

«C'est plutôt un manque de connaissances de base qui est fréquent. En informatique, par exemple, en langues aussi, et dans le domaine des habiletés sociales, remarque M. Labbé. Il faut bien comprendre que ces personnes sont tenues à l'écart du marché du travail et, souvent, elles ont aussi été laissées de côté dans le monde scolaire, ce qui a une grande influence sur leur degré d'employabilité.»

Enlever les œillères

Le grand défi du SEMO horizon-travail? «Faire comprendre à notre clientèle que son avenir professionnel n'est pas bloqué par sa déficience», indique M. Labbé, lui-même atteint d'une grande limitation visuelle.

Pour y arriver, l'organisme essaie de travailler avec ces personnes dès qu'elles atteignent l'âge de 16 ans, en collaboration notamment avec l'école Jacques-Ouellette, à Longueuil, qui accueille des élèves ayant une déficience visuelle, ainsi qu'avec la Commission scolaire de Montréal.

«Nous amenons les jeunes à découvrir leur potentiel et à prendre conscience des demandes du marché du travail. En fait, on leur fait comprendre que plus ils augmenteront leur niveau de compétence, moins leur handicap viendra nuire à leur capacité de se trouver un emploi intéressant. Aussi, nous les amenons à acquérir de l'expérience en occupant des emplois d'été ou encore en faisant du bénévolat», explique M. Labbé.

Pour un milieu de travail adapté

Le directeur général tient toutefois à préciser que le SEMO horizon-travail n'est pas une agence de placement. «Nous faisons l'arrimage entre les besoins du marché du travail et notre clientèle. Nous faisons beaucoup de sensibilisation, de démystification auprès des employeurs à propos de la déficience visuelle», explique-t-il.

L'organisme a aussi développé toute une expertise pour mettre en place, dans un milieu de travail, des conditions permettant à la personne ayant une déficience visuelle de demeurer en poste à long terme.

«Pour que le placement soit durable, l'employé doit pouvoir atteindre et maintenir une bonne productivité. Pour cela, l'environnement de travail doit être bien adapté», affirme M. Labbé.

Il est important de mentionner que la très grande majorité des personnes reconnues comme aveugles ont tout de même un résidu visuel, ce qui, dans certaines conditions, leur permet de lire, d'écrire et de se déplacer.

«On peut par exemple leur fournir un outil de synthèse vocale, ou encore une télévisionneuse, que j'utilise moi-même. J'ai seulement 4 ou 5 % de vision dans un seul œil, et avec cet appareil j'arrive à lire et à écrire», témoigne M. Labbé. Évidemment, ces outils sont dispendieux. Toutefois, ce ne sont pas les entreprises qui doivent en acquitter les coûts. En effet, les employeurs peuvent profiter du contrat d'intégration au marché du travail d'Emploi-Québec.

«Ces subventions permettent à l'employeur de couvrir certaines dépenses liées à l'embauche d'une personne ayant une déficience visuelle, comme l'amélioration de l'accessibilité des lieux, l'adaptation du poste de travail ou même le salaire d'une personne de soutien», explique Luc Labbé.

Il semble que ce programme soit particulièrement populaire auprès des PME québécoises, qui d'ailleurs sont généralement assez sensibles à l'intégration socioprofessionnelle des personnes ayant une déficience visuelle, d'après le directeur général du SEMO horizon-travail.

«Il est évident qu'il y a encore des obstacles à surmonter, mais de plus en plus d'employeurs nous appellent pour voir s'il n'y aurait pas moyen pour eux d'embaucher des personnes ayant une déficience. C'est certain que la pénurie de main-d'œuvre que nous vivons actuellement y est pour quelque chose.»

Et quels sont les milieux de travail qui embauchent souvent des gens ayant une déficience visuelle? «C'est très varié, précise M. Labbé. Des centres d'appels aux emplois qui touchent à l'informatique, en passant par le travail de bureau et même les usines, avec des chaînes de montage qui nécessitent un travail répétitif.»

Des ressources mieux adaptées

Si le SEMO horizon-travail est fier du travail réalisé ces dernières années en matière d'intégration socioprofessionnelle des personnes ayant des limitations visuelles, il reste néanmoins beaucoup de travail à faire dans un domaine: la formation. Car, de plus en plus, l'organisme accueille une clientèle au profil éloigné des réalités actuelles du marché du travail. M. Labbé souhaiterait pouvoir offrir à ces personnes une formation rapide et adaptée, dans des domaines comme l'anglais et l'informatique.

«Ce n'est pas le cas actuellement, parce qu'Emploi-Québec, qui nous finance, considère que notre clientèle peut parfaire sa formation dans le système scolaire ordinaire. Or nous considérons que cela n'est pas adapté à nos clients, qui sont, pour la grande majorité, des décrocheurs scolaires et sociaux. Ils ne veulent pas se faire dire d'aller faire un parcours de trois ou quatre ans au secondaire ou au collégial. Nous devons les raccrocher rapidement et, pour cela, elles ont besoin de solutions concrètes qui débouchent rapidement sur un emploi. Notre clientèle est fragile et nous devons en tenir compte.»

Collaboratrice du Devoir

© 2009 Le Devoir. Tous droits réservés.



Dernière mise à jour de cette page :  28 février 2009


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

En ce 11 décembre de l'an de grâce 2004. France une première : une personne handicapée visuelle obtient le brevet national de moniteur des premiers secours. (BNMPS).

Saviez-vous que :

François Lesieur fut le premier élève de Valentin Haüy en 1784. Mendiant de seize ans et aveugle de presque la naissance, il hantait quotidiennement le porche de l'église de Saint-Germain. Valentin Haüy lui offrit un toit et ses premières leçons. Finalement, après 13 ans de travail acharné, Haüy réalisait une partie de son rêve soit de permettre aux personnes aveugles d'obtenir une instruction au même titre que les autre citoyens de son pays.

TyphloPensée

« Les aveugles sont gais, parce que leur esprit n'est pas distrait de la représentation des choses qui peuvent leur plaire et qu'ils ont encore plus d'idées que nous n'avons de spectacles. C'est un dédommagement que le ciel leur accorde. »

Joseph Joubert (Pensées)

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

Haut de la page.

Politique d'accessibilité du site
[Certifier Bobby Approved (v 3.2). | Description]
[Validation HTML/XHTML du W3Québec | Valide CSS! | Ce document rencontre les conformités Valid XHTML 1.0 Strict]
DERNIÈRE MISE À JOUR DU SITE 20 janvier 2012
© 1996/2017; Le Typhlophile - Longueuil, Québec (Canada)

Pour vos commentaires et suggestions.