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Un établissement spécialisé dans la réadaptation en déficience visuelle

Quatre cannes blanches.

Vendredi 15 décembre 2017 à 12:51:05 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Photographie d'une réglette à dymo et un poinçon.
Permet d'écrire à la main le ruban dymo. Il suffit d'insérer le ruban dymo entre les deux surfaces et de refermer le tout et placer la réglette les trous vers le haut et d'écrire à l'aide du poinçon.





Typhlophile écrit en braille.
Une vitrine virtuelle à l'attention des AMIS DES AVEUGLES

Le Typhlophile / Un établissement spécialisé dans la réadaptation en déficience visuelle

28 février 2009

Texte tiré de :
Le Devoir, Cahier spécial,
samedi, 31 janvier 2009

Institut Nazareth-et-Louis-Braille
Un établissement spécialisé dans la réadaptation en déficience visuelle

«On rejoindrait à peine le quart des usagers qui seraient admissibles à nos services»
Réginald Harvey

L'InstitutNazareth-et-Louis-Braille (INLB) dispose d'une panoplie de services haut de gamme pour traiter les déficiences visuelles plus ou moins profondes. Une bonne partie de la population vieillissante aux prises avec des troubles de la vue est invitée à se tourner vers les spécialistes de cet établissement pour vivre des jours meilleurs.

Ce centre de réadaptation spécialisé et surspécialisé qu'est l'Institut Nazareth-et-Louis-Braille dessert, dans une proportion d'environ 15 %, une catégorie de personnes qui sont considérées comme des «fonctionnellement aveugles». Directeur des services professionnels et de réadaptation de l'Institut, Pierre Rondeau décrit ces gens: «Ça ne veut pas dire que ceux-ci sont complètement privés de vision ou sont aveugles. Comme moyen de communication, pour la lecture et l'écriture, ils utilisent le braille, et, pour les déplacements, ils se servent de la canne ou du chien-guide. Ils emploient donc des moyens propres aux personnes aveugles, parce que la vision résiduelle qu'ils possèdent n'est pas suffisante pour recourir à l'imprimé traditionnel ou à des choses du même genre.» Les personnes souffrant d'une cécité complète des deux yeux font partie de ce groupe.

Il en découle une certaine forme d'autonomie: «Cela dit, ils ont ce qu'on appelle un résidu visuel fort utile pour repérer les sources de lumière, les entrées ou les sorties. Toute parcelle de vison est fort importante pour le repérage de ces sources et des ombres dans les déplacements.» Il dépeint les autres 85 % de la clientèle de l'INLB qui sont des «fonctionnellement voyants»: «Ce sont des personnes qui ont des incapacités significatives, qui ont besoin d'intervention et d'aide, mais qui sont en mesure d'utiliser comme tout le monde les moyens de communication comme l'imprimé: pour leur faciliter la tâche, on recourt à des verres adaptés pour agrandir les lettres ou accentuer les contrastes. Dans certaines circonstances, celles-ci peuvent aussi avoir besoin de soutien aux déplacements.»

Au cours des dix dernières années, le vieillissement de la population a produit un impact majeur sur la clientèle de l'Institut: «Il existe un phénomène lié à l'évolution démographique qui est celui des pathologies visuelles qui touchent spécifiquement les aînés; on parle par exemple de la dégénérescence maculaire liée à l'âge, et le taux de ces maladies-là augmente avec le vieillissement. Comme il y a une croissance significative de la population aînée, pour nous, le gros changement, c'est une augmentation très marquée de ce type de clientèle.» Environ 65 % des bénéficiaires font partie de la tranche d'âge des 65 ans ou plus.

Les portes d'entrée

Les centres de santé et de services sociaux (CSSS), situés en première ligne du réseau de la santé, dirigent tout au plus cinq à dix pour cent des cas de déficience visuelle vers l'Institut. Pour corriger la situation, un projet a été mis sur pied, comme Pierre Rondeau le rapporte: «On a un gros programme en Montérégie et à Montréal pour former des cliniciens de première ligne, pour les outiller en vue de dépister les personnes atteintes d'une déficience visuelle, plus particulièrement les aînés.» Il fait appel à une statistique révélatrice: «On évalue qu'on rejoindrait à peine le quart des usagers qui seraient admissibles à nos services.»

Pour le reste, ce sont les professionnels qui posent d'abord le diagnostic, comme le signale le directeur: «On travaille pour faire en sorte que ce pourcentage augmente, mais ce sont les ophtalmologistes en centre hospitalier ou en clinique privée qui nous envoient principalement des formulaires de référence. À ce moment, on prend le relais et on voit à entamer des démarches; lorsqu'ils constatent que la vision est suffisamment dégradée et que les personnes ont besoin de services de réadaptation, ils les dirigent vers nous.»

De plus, il arrive également que les proches des victimes de déficience communiquent avec les spécialistes de l'établissement pour prendre des renseignements et amorcer le processus d'intervention: «On leur demande cependant d'avoir accès à un rapport en provenance d'un professionnel de la santé en vision; il faut tout de même avoir une idée du diagnostic et de la gravité de la déficience.»

La nature des interventions

L'Institut se situe en deuxième ligne du réseau et se présente comme un centre de réadaptation spécialisé et surspécialisé. Pierre Rondeau se penche sur la spécialisation: «Ce sont des services qui font appel à une expertise, à des professionnels qui ont développé une formation spécifique pour intervenir soit en orientation-mobilité, soit en activité de la vie quotidienne, soit en communication écrite ou en informatique; un intervenant en CLSC ou en centre hospitalier n'est pas en mesure d'apporter un tel soutien.» Il décrit la surspécialisation: «Ces services-là font appel à une expertise particulière. Je donne un exemple: certains usagers, qui ont une déficience visuelle totale et qui utilisent un système informatique relativement complexe, ne peuvent obtenir en région un soutien adéquat exigeant un haut niveau de compétence, si on considère que la technologie évolue rapidement et que cette clientèle est plutôt rare. Certains centres comme le nôtre, qui sont très rares au Québec, sont désignés pour offrir de tels services aux régions avoisinantes; on parle notamment de communications informatiques en braille ou en synthèse vocale et de chiens-guides.»

Les usagers profitent de l'ensemble de ces services pour combler des besoins qu'il identifie: «Celui que l'on retrouve le plus fréquemment, c'est la communication écrite; l'accès à l'information par la lecture et l'écriture, c'est majeur. Il y a aussi les déplacements et les activités de nature sociale, comme la reconnaissance des gens, de même que tout le spectre des activités sociales, comme le loisir et tout le reste.» Il ajoute un volet complémentaire majeur: «Derrière tout cela, il y a toujours, bien sûr, les besoins d'ordre psychosocial dont il faut tenir compte; il est question ici des réactions dépressives, de l'isolement et de l'incompréhension des autres.»

Il ouvre le coffre à outils dont l'Institut se sert pour répondre à toutes ces attentes: «On a des examens de la vue beaucoup plus poussés qui sont exécutés par des optométristes formés en basse vision et utilisant des méthodes particulières. On dispose de spécialistes en communication informatique. Il y a tout l'aspect des activités de la vie quotidienne ou domestique dont on se charge également et on s'occupe de tout ce qui touche aux déplacements. On enseigne de plus le braille.»

Collaborateur du Devoir

© 2009 Le Devoir. Tous droits réservés.



Dernière mise à jour de cette page :  28 février 2009


Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

Galilée, le physicien et astronome italien né en 1564 et mort en 1642 était aveugle quand en 1638 il a écrit le livre intitulé Discours et démonstrations mathématiques concernant deux nouvelles sciences, lequel est considéré comme la synthèse de son œuvre scientifique. On peut certainement affirmer qu'on a jamais plus vu le monde comme auparavant après la publication de ce livre là!

TyphloPensée

« Pour les aveugles, on dit non-voyant, pour les sourds, non-entendant, et pour les cons, non-comprenant. »

Guy Bedos - Inconsolable et gai

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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