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L'accès à l'information parlée chez l'aveugle

Quatre cannes blanches.

Mercredi 13 décembre 2017 à 06:07:04 HnE

Tournois d'échecs pour déficients visuels

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Le Typhlophile / L'accès à l'information parlée chez l'aveugle - CHAPITRE 4 : La PAROLE COMPRIMÉE ET L'ÉCOUTE RAPIDE - Section III

Présentation d'une Thèse de doctorat soutenue le 8 juin 1990

Auteure :

(Une reproduction autorisée par l'auteure. Un gros merci de nous en faire profiter.)


CHAPITRE 4 : La PAROLE COMPRIMÉE ET L'ÉCOUTE RAPIDE

SECTION 3 : CONCLUSION GENERALE

I-RÉSUMÉ DU CHAPITRE

La parole comprimée permet d'entendre dans un temps donné une plus grande quantité d'information que ne le permet la parole normale. L'augmentation du débit d'un énoncé pourrait être un moyen d'accélérer l'accès à l'information auditive. Les techniques de compression temporelle de paroles permettent de faire varier le débit d'un discours enregistré sans distorsion excessive du signal vocal.

Dans une revue, nous traçons l'évolution historique des techniques de compression de paroles. Les problèmes méthodologiques et procéduraux liés à l'étude de la parole comprimée sont exposés. Les facteurs susceptibles de modifier l'intelligibilité des mots et la compréhension d'un discours comprimé sont recensés. Des applications potentielles relatives à la parole comprimée et à l'écoute rapide sont exposées.

Dans quelles limites la compression temporelle produit-elle un gain de temps sans diminuer la compréhension et la performance de l'auditeur? Les données montrent que l'intelligibilité et la compréhension des paroles comprimées restent correctes jusqu'à ce que le taux de compression temporelle ne dépasse pas 50% et jusqu'à ce que le débit de la parole ne dépasse pas 275 mots par minute. Mais la plupart des études sur la compression temporelle concerne la langue anglaise .

Les objectifs d'une première série de quatre expériences visaient à évaluer les différences entre les quantités d'information acquises par des étudiants après écoute d'enregistrement de récits en français présentés avec différents débits de paroles. Les problèmes considérés sont multiples :

  • est-ce que la compression temporelle d'un enregistrement permet de gagner un temps d'écoute appréciable sans diminuer de façon significative l'intelligibilité, la compréhension et la rétention du discours ?
  • quelles sont les différences entre les performances des étudiants pour une condition de présentation continue et de présentation segmentée des enregistrements ?
  • pour un même taux de compression quelles sont les différences entre les performances des sujets pour deux débits de paroles (270 m/mn et 300 m/mn) ?
  • dans une condition de présentation continue, quelles sont les différences entre les performances des étudiants après écoute des paroles normales et des paroles comprimées ?

Dans la premières expérience, 60 étudiants écoutent deux récits (abstrait et concret) en condition de présentation segmentée . Pour 20 d'entre eux les enregistrements sont présentés à un taux de paroles normales (135 m/mn), pour un groupe de 20 à un taux de paroles accélérées (202 m/mn) et pour le troisième groupe à un taux de paroles comprimées (270 m/mn). Les résultats montrent un effet du taux des paroles et un effet de la nature des textes : pour l'intelligibilité, les performances sont plus faibles pour la parole accélérée que pour la parole normale, mais ne sont pas différentes entre la parole normale et la parole comprimée. Pour la compréhension et la rétention immédiate, les scores ne présentent pas de différence significative pour les trois taux de paroles. Les étudiants ayant écouté les enregistrements en paroles comprimées sont capables de comprendre la même quantité d'information que les étudiants qui ont écouté les paroles normales, mais dans un temps plus court. Les performances des sujets sont plus faibles pour le texte abstrait que pour le texte concret dans les trois modes de présentation.

Dans une seconde expérience 40 étudiants sont divisés en 2 groupes de 20, dont l'un écoute les enregistrements présentés de façon continue et l'autre écoute les enregistrements présentés de façon segmentée . Les scores de compréhension et de rétention sont plus faibles pour le mode de présentation continue que pour le mode de présentation segmentée . La différence entre les scores pour les deux modes de présentation est plus faible pour le récit concret que pour le récit abstrait.

Dans une troisième expérience, deux groupes de 10 étudiants écoutent deux récits enregistrés ayant subi une compression temporelle de 50%. Pour l'un le débit des mots entendus est 270 m/mn, pour l'autre le débit est 300 m/mn. Les scores d'intelligibilité et de compréhension sont significativement plus élevés pour les enregistrements à 270 m/mn que pour ceux à 300 m/mn. Toutefois la différence entre les scores des deux groupes pour les questionnaires à choix multiples n'est pas significative.

Dans une quatrième expérience, deux groupes de 20 sujets écoutent les deux mêmes récits enregistrés et distribués sous une même condition de présentation continue, mais pour l'un des groupes le taux des paroles est normal (135 m/mn) , pour l'autre il est comprimé à 50% (270 m/mn). . Les étudiants qui écoutent les récits enregistrés à un débit de 270 m/mn rappellent plus de propositions exactes que les étudiants qui écoutent les récits enregistrés à 135 m/mn. Dans les deux conditions de présentation, les scores pour le texte abstrait sont plus faible que les scores pour le texte concret.

Selon les résultats expérimentaux, il semble que l'intelligibilité, la compréhension et la rétention immédiate de deux récits courts et relativement simples restent bonnes avec une compression temporelle de 50% et un débit de mots de 270 m/mn. Il semblerait même que la compréhension et la rétention immédiate soit meilleure dans la condition de compression temporelle à 50%. Toutefois dans cette condition de grandes variabilités inter-individuelles sont observées. Des facteurs inhérents aux sujets sont à étudier : âge, vitesse de lecture, âge lexical, motivation...

Dans une cinquième expérience, 80 collégiens sont divisés en 4 groupes en tenant compte de l'âge chronologique et la vitesse de lecture dans une première phase, de l'âge lexical dans une seconde phase. Les scores d'intelligibilité, de compréhension et de rétention immédiate de 20 phrases écoutées à taux normal et de 20 phrases écoutées à taux comprimé sont comparés. Les données montrent que chez des collégiens de 11 à 15 ans, l'intelligibilité, la compréhension et la rétention immédiate des paroles comprimées sont meilleures pour les lecteurs rapides que pour les lecteurs lents. Les scores d'intelligibilité et de compréhension sont plus élevés quand l'âge lexical est plus élevé. Dans cette expérience, il semblerait également que la rétention immédiate soit meilleure après écoute des paroles comprimées qu'après écoute des paroles normales.

Dans ces expériences, intelligibilité, compréhension et rétention immédiate font appel essentiellement aux capacités de la mémoire à court terme. La mémoire à court terme dépendrait du taux des mots émis et tant que ce taux ne dépasse pas 4,5 mots par seconde.

D'autres études utilisant différents taux de compression temporelle sont nécessaires tant sur le plan théorique que sur le plan expérimental et pratique. Sur un plan théorique pour mieux comprendre la perception du langage et les processus cognitifs du traitement de la parole comprimée. Quel serait le débit optimal des paroles pour la mémoire à court terme ? quelles pourraient être les incidences de la parole comprimée sur la mémoire à long terme ?

Sur un plan pratique, à partir de ces expérience exploratoires (chapitre 4) et des données sur la prise de notes (Chapitre 3), la construction de plusieurs prototypes permettraient une étude sur le terrain afin d'optimiser les caractéristiques de la parole comprimée dans le but d'une utilisation par des collégiens, lycéens et étudiants aveugles et d'évaluer plus précisément l'intérêt de cette technique et ses conditions d'utilisation, ses avantages et ses inconvénients à court terme et à long terme.

II-UNE EXPERIENCE INDIVIDUELLE PROLONGEE

L'auteur a utilisé à ses propres fins la parole accélérée de 1982 à 1986 et utilise depuis 1986 la parole comprimée. Ces deux types de paroles (accélérées et comprimées) ont été employés essentiellement dans les conditions suivantes :

  • rechercher une portion de cours enregistré sur cassette,
  • apprendre un cours écouté et compris auparavant,
  • réviser en vue d'un examen,
  • écouter pour la première fois une revue enregistrée (lecture auditive ou écoute active) et passer au débit normal pour les portions difficiles ou accrochant l'intérêt de l'auditeur en vue d'une prise de notes, une réflexion approfondie.

Différentes observations ont été notées après utilisation prolongée des enregistrements comprimés à un taux de 50% la plupart du temps. Lorsque le contenu d'un message enregistré est connu, a été compris ou déjà étudié par ailleurs, dans le cas d'apprentissage, de ré-apprentissage ou de révisions d'un cours enregistré, l'écoute en condition de compression temporelle, nous semble être un mode de travail intéressant. En effet, non seulement l'augmentation du débit des mots engendre un gain de temps appréciable (pour 45 minutes d'enregistrement, 22 minutes d'écoute), mais l'observation la plus curieuse et la plus inattendue (notée également dans les expériences précédentes) est l'amélioration de la rétention du contenu dans sa globalité. Tout se passe comme si l'écoute à vitesse rapide d'un thème connu avait un effet de rafraîchissement des traces mnésiques existantes, des schèmes, et de la configuration déjà stockée en mémoire. Cette ré-imprégnation semble plus profonde et tenace après écoute en parole comprimée qu'après écoute du même contenu en paroles normales. Dans l'état actuel des études, nous ne pouvons donner d'explication structurée à cette observation inattendue. Toutefois, quelques suppositions peuvent être émises.

Après avoir travaillé leurs notes, en vue d'un examen, certains étudiants revoient rapidement et globalement tout le contenu du cours du début à la fin comme s'ils voulaient se ré-imprégner de l'essentiel, de l'image globale. Ce survol peut être très rapide sans pour autant perdre son objectif, c'est-à-dire le rafraîchissement des traces mnésiques. Ce survol, qui n'a pas seulement un but de répétition, pourrait contribuer à mieux mémoriser l'ordre des données et la hiérarchie des idées importantes et a se construire une configuration, une image condensée du contenu. Par analogie, il semble que l'écoute rapide puisse remplir ces objectifs.

Un lecteur peut lire visuellement trois à quatre fois plus vite qu'il ne parle : le cerveau pourrait donc traiter très rapidement le langage écrit. Pourquoi ne pourrait-il pas accélérer la vitesse de traitement du langage parlé tant que celui-ci reste intelligible ?

Nous avons remarqué que l'entraînement favorise et améliore très sensiblement l'intelligibilité de la parole comprimée. Le débit des mots obtenu après compression temporelle et écoutés lors des révisions a souvent dépassé 350 m/mn. Par ailleurs la compression temporelle autorise des répétitions plus nombreuses de l'écoute d'un enregistrement. Il semblerait que pour une même durée d'écoute, il soit plus rentable sur le plan mnésique, d'écouter 2fois un enregistrement à 300 m/mn qu'une seule fois un enregistrement à 150 m/mn.

Les processus cognitifs et les mécanismes physiologiques du système nerveux (influx nerveux, passage des synapses..) s'accommoderaient peut-être bien d'un rythme de distribution plus rapide du stimulus auditif et ce d'autant plus qu'il s'agit de la répétition d'une information déjà acquise. Il pourrait peut être exister un parallélisme entre leur propre rythme de fonctionnement et le rythme de la distribution de l'information (qu'elle soit de nature auditive ou visuelle).

Nous avons également utilisé la parole comprimée pour repérer plus rapidement un passage dans un enregistrement, par exemple sélectionner un article dans l'enregistrement d'une revue scientifique. Dans ce cas, même si le contenu n'est pas connu, il est aisé de repérer le thème d'un passage écouté à grande vitesse (jusqu'à 300 m/mn). Nous avons fait entendre à des néophytes un bon nombre d'enregistrements comprimés différents et mous leur avons demandé de trouver le thème du passage entendu. Après le premier moment de surprise passé et un peu plus d'attention, tous les sujets consultés ont su exprimer le thème du passage écouté : cuisine, pollution des forêts, vie des Incas...). Repérer une portion de discours dans un enregistrement avec la compression temporelle procure un gain de temps de recherche très appréciable.

Nous avons plus rarement utilisé la parole comprimée dans une condition de première écoute d'un sujet inconnu, excepté pour les récits faciles ayant uniquement un caractère informatif. Les enregistrements scientifiques ont souvent été écoutés une première fois en paroles normales, sauf ceux lus très lentement (100 à 120 m/mn). En effet, nous pensons que pour un thème difficile, très abstrait et ou complexe, littéraire ou scientifique, nouveau ou contenant des termes inhabituels, il n'est pas souhaitable d'utiliser la compression temporelle pour une première écoute.

D'autres expérimentations seraient nécessaires avec des enregistrements plus longs et des textes plus difficiles. Des expériences individuelles et prolongées pendant plusieurs mois seraient indispensables pour évaluer avec précision l'intérêt de la compression temporelle et ses conditions d'utilisation. C'est pourquoi nous proposons un cahier des charges pour la construction d'un magnétophone comportant d'une part le système d'enregistrement différé afin de pouvoir sélectionner les notes à enregistrer et d'autre part le système de compression temporelle afin de pouvoir écouter ces notes plus rapidement. Par ailleurs, un système d'indexation permettrait en outre de poser des repères entre les différentes sections d'un enregistrement.

SECTION 4 : APPLICATION

PROJET D'ELABORATION

D'UN MAGNETOPHONE SPECIFIQUE

a La PRISE DE NOTES

I-ORIGINE DU PROJET

a l'origine de ce projet se situe notre recherche , concernant la possibilité pour un aveugle accidentel ne connaissant pas le braille d'une prise de notes aidée par l'enregistrement.

Entrée à l'Université en octobre 82, alors qu'elle venait de perdre la vue depuis quelques semaines, l'auteur a enregistré tous les cours de psychologie à Lille III et tous les cours de physiologie à Lille I suivis entre 1982 et 1987 (chapitre 3). Elle a constaté :

  • selon le débit du cours et la redondance du texte, le temps d'enregistrement d'un cours peut être réduit de moitié, ce qui réduit d'autant le temps d'écoute ultérieur ;
  • à l'aide d'un second enregistrement, en répétant les phrases bout à bout plus rapidement, il est encore possible de réduire le temps d'écoute de 50% ;
  • une écoute de l'enregistrement condensé à vitesse rapide permet enfin une "lecture auditive" des notes enregistrées aussi rapide qu'une lecture visuelle.

Une expérience avec des handicapés moteurs s'étant avérée peu concluante, en novembre 1986, l'auteur teste le principe du magnétophone à enregistrement différé. Après avoir fait modifier la capacité de la mémoire-tampon, plusieurs expériences avec des adolescents aveugles et amblyopes sont entreprises (chapitre 3).

II-BILAN DES RECHERCHES

Les études effectuées sur la prise de notes aidée par l'enregistrement, sur la compression temporelle de paroles, et l'écoute rapide (chapitre 4) permettent d'énoncer les constatations suivantes :

  • il est possible de sélectionner rapidement une information avec le magnétophone à enregistrement différé quand la mémoire-tampon est réglée à 2 secondes, plus difficile quand elle est réglée à 5 secondes et au-delà ;
  • de réduire et de condenser les notes sélectionnées, ce qui réduit le temps d'écoute pendant la période d'apprentissage et de révision des étudiants ;
  • d'écouter cette version condensée à vitesse rapide ; de ce fait la durée d'écoute de l'étudiant aveugle pourrait être équivalente à la durée de lecture de l'étudiant voyant.
  • l'écoute rapide peut se faire soit par accélération de la vitesse de déroulement de la bande magnétique, soit par compression temporelle dont les différentes techniques ont été exposées au début de ce chapitre.
  • les études théoriques et expérimentales ont montré que l'intelligibilité et la compréhension d'un message diminuent très peu tant que le débit de paroles ne dépasse pas 275 mots par minute et tant que le taux de compression temporelle ne dépasse pas 50%.

En conséquence, ces différentes études théoriques et expérimentales, permettent de définir les caractéristiques d'un prototype (magnétophone essentiellement destiné à la prise de notes) susceptible d'être utilisé par des aveugles ou des voyants.

  • il est souhaitable de pouvoir stocker une grande quantité d'information sur une cassette pour économiser des manipulations et éviter de perdre du temps et des informations lors du retournement de la cassette.
  • il est également souhaitable de pouvoir gérer l'information stockée et de pouvoir accéder facilement à cette information par l'utilisation d'une indexation sonore.

III-CAHIER DES CHARGES

1-La fonction de sélection de l'information:

Ce magnétophone comportera une fonction de sélection de l'information à enregistrer grâce à l'insertion d'une mémoire numérique, d'un codeur et d'un décodeur à modulation delta dans la chaîne d'enregistrement du magnétophone (entre le microphone et la tête d'enregistrement). a l'aide d'une commande marche-arrêt l'utilisateur peut alors transférer sur la bande magnétique les informations contenues dans la mémoire-tampon. Ainsi, selon la capacité de la mémoire-tampon que l'on pourra faire varier de 2 à 10 secondes, les quelques mots ou les quelques phrases émis avant l'appui sur la commande marche-arrêt sont enregistrés sur la bande magnétique.

Les études expérimentales ont montré que la capacité de la mémoire-tampon doit pouvoir être réglée à 2 secondes et ne pas dépasser 3 secondes pour une prise de notes en situation de cours. L'utilisateur pourra disposer (selon la condition d'utilisation) de 2 à 10 secondes pour décider d'enregistrer ou non l'information émise durant ce laps de temps.

2-La fonction de compression temporelle :

Une technique de compression temporelle du signal sonore avant l'enregistrement a pour principe l'élimination d'une fraction du message sonore d'une durée pouvant varier de 1 à 20 millisecondes à des intervalles réguliers (pouvant également varier de 2 à 40 millisecondes).

Une compression temporelle de 50% peut être obtenue en supprimant 20 millisecondes du signal sonore toutes les 40 millisecondes ou 10 toutes les 20 etc...

Cette compression temporelle se situe entre le microphone et la tête d'enregistrement.

3-Un système d'indexation :

Le magnétophone sera équipé d'un système d'indexation sonore pour permettre l'accès direct et rapide à un paragraphe, à un point important, et faciliter ainsi toute recherche dans le discours enregistré.

Le repère sonore est un bip que l'on entend lors du déroulement rapide de la cassette et qui permet à l'utilisateur de stopper le défilement rapide à cet endroit précis et d'écouter la portion d'enregistrement souhaitée.

Ce repère sonore est complétée selon le choix de l'utilisateur par un chiffre sonore audible également lors du défilement rapide de la bande magnétique.

Il faut prévoir 4 pistes et 2 vitesses d'enregistrement afin de pouvoir entrer le maximum de données sur une seule bande magnétique : ce qui permet un gain de place et un gain de temps dans les manipulations (changement de cassettes ) .

Le repère sonore peut être distribué sur toutes les pistes.

4-Autres additifs utiles aux non-voyants :
  • l'installation d'un signal sonore à l'approche de la fin de bande permettra de prévenir l'utilisateur aveugle qui pourra agir en conséquence et éviter de perdre les information données pendant le défilement de la partie terminale de la bande magnétique (10 à 15 secondes avant l'arrêt automatique du magnétophone) . Cette perte d'information existe de même au début de la bande enregistreuse de la cassette. Le bip sonore permet d'éviter ces deux causes de pertes d'informations.
  • un signal sonore renseignera sur l'état des piles ou des accus
  • des signes, lettres braille ou symboles en relief sur les touches permettront des manipulations plus rapides ;
  • un capot ajouré rendra possible un accès tactile à l'axe de rotation ; celui-ci présentera en outre un repère ;
  • un compte-tours accessibles sera muni de symboles en relief ;
  • une fonction de lecture répétée des 4 ou 8 dernières secondes permet une réécoute immédiate du dernier passage entendu (Sony TCM-R1).

 


Au sommaire de la thèse

  1. Présentation de la thèse
  2. CHAPITRE 1 : LENTEUR DANS L'ACQUISITION DES CONNAISSANCES CHEZ L'AVEUGLE
  3. CHAPITRE 2 : L'ÉCOUTE ET LE TRAITEMENT DE L'INFORMATION PARLÉE
  4. CHAPITRE 3 : LA PRISE DE NOTES
  5. CHAPITRE 4 : LA PAROLE COMPRIMÉE ET L'ÉCOUTE RAPIDE
  6. CHAPITRE 4 : LA PAROLE COMPRIMÉE ET L'ÉCOUTE RAPIDE - Section II
  7. CHAPITRE 4 : LA PAROLE COMPRIMÉE ET L'ÉCOUTE RAPIDE - Section III
  8. CHAPITRE 5 : LA SYNTHÈSE VOCALE DANS LES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Fac ut videam (Faites que je vois)
Le mot latin Fac écrit en braille. 
Le mot latin Ut écrit en braille. 
Le mot latin Videam écrit en braille.

Éphéméride du jour

Aucune éphéméride en déficience visuelle pour aujourd'hui.

Saviez-vous que :

Au Québec, le nombre de jeunes handicapés visuels âgés de 5 à 21 ans est estimé, dans certains programmes gouvernementaux, à 5135 individus.

TyphloPensée

« La haine aveugle n'est pas sourde. »

Pierre Desproges - Chroniques de la haine ordinaire

Étymologie

Typhlophile tire sa racine de « typhlo » d'origine grecque et qui veut dire « cécité »; et « phile » veut dire ami, sympathisant, etc. Donc, Typhlophile veut dire l'ami des aveugles.

Un clin d'œil vers :

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